QUELQUES MOTS DE PRÉFACE
plus religieusement, de plus naturellement lyrique ici-bas, que le cœur d'un père à genoux sur la tombe de son enfant.
Ce volume est donc en même temps la fleur de rame d'un grand poëte, et la sainte émanation de sentiments presque divins, inspirés par le plus lamentable des deuils, le deuil de la maison. Quelques-unes des pièces qui le terminent sont des hymnes. Jamais, dans aucun temps et dans aucun pays, une douleur inconsolable n'a eu cet accent à la fois ferme et ému, cet accent biblique qui donne la hauteur d'un cantique à la pièce qui a pour titre : A Villequier. Cette pièce clôt et devait clore, en effet, ce volume.
J'ajouterai que j'aurais appelé ce livre le livbe DES MÈRES, plutôt encore que le livre des enfants. Les enfants n'en sont que le sujet, les mères en sont le but.
P.-J. Stahl.
Naître, et ne pas savoir que l'enfance éphémère, Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère, Est rage du bonheur et le plus beau moment Que rhoinme, ombre qui passe, ait sous le firmament!