LE PORTRAIT D DNE ENFANT
Oui, ce front, ce sourire et cette fraîche joue, C'est bien Tenfant qui pleure et joue.
Et qu'un esprit du ciel défend !
De ses doux traits, ravis à la sainte phalange. C'est bien le délicat mélange; Poète, j'y crois voir un ange, Père, j'y trouve mon enfant.
On devine, à ses yeux pleins d'une pure flamme. Qu'au paradis, d'où vient son âme.
Elle a dit un récent adieu.
Son regard, rayonnant d'une joie éphémère.
Semble en suivre encor la chimère, Et revoir dans sa douce mère L'humble mère de l'Enfant-Dieu !
On dirait qu'elle écoute un chœur de voix célestes , Que, de loin, des viefges modestes Elle entend l'appel gracieux;
A son joyeux regard, à son naïf sourire.
On serait tenté de lui dire :
« Jeune ange, quel fut ton martyre, Et quel est ton nom dans les cieux? »
Novemlire 18So.