‹ Les enfants mal élevésChapitre 43 sur 125 · ON NE PEUT PAS TOUJOURS LUTTER · texte numérisé non relu

ON NE PEUT PAS TOUJOURS LUTTER

Ce propos pourrait bien être moins judicieux qu'il ne le paraît de prime abord.

Défîons-nous beaucoup de ces proverbes, de ces formules vulgaires, qui semblent une démonstration péremptoire et une réfutation sans réplique, à qui les accepte sans contrôle.

Qu'on reproche à un délinquant d'avoir cédé à un entraînement coupable, d'avoir commis un acte d'im probité, lui, si honnête jusque-là ! il répondra pro bablement, qu'il a résisté longtemps ; mais que la misère l'ayant étreint, la faim a été mauvaise conseillère...

Et s'il ajoutait qu'on ne peut pas d'ailleurs toujours lutter, ne le blâmerait-on pas ?

Quoi ! n'est-ce pas un devoir de combattre sans cesse la cupidité, la vengeance, la jalousie, l'égoïsme, les tentations de toute sorte ?

Ainsi donc, au sens absolu, l'objection manque de justesse : première observation.

En second lieu, nous plaçant au point de vue spécial de cette étude, nous remarquons que si les parents luttent, c'est qu'ils n'ont pas d'autorité Tidée de lutte, excluant celle de subordination.

Page 1