‹ Les enfants mal élevésChapitre 5 sur 125 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

manifeste que les caractères sont aussi dissemblables que les physionomies.

...Ou bien, le propos a-t-illa prétention de signifier qu'il n'y a pas de principes fixes, absolus, en matière d'éducation ?

Alors, nous nous inscrivons en faux contre celte affirmation téméraire.

Autant d'enfants, autant de caractères, soit ! ce qui n'empêche point qu'il n'y ait des tendances générales et des prédispositions communes à tous, dans ce curieux « bréviaire du monde » qui s'appelle l'Enfance.

En aucun cas, en effet, il ne faut discuter avec l'enfant ni laisser marchander l'obéissance ; en aucun cas, il ne faut se déjuger ; ni gronder longuement, au lieu de châtier rapidement ; en aucun cas, il ne faut punir d'une manière inégale, promettre sans tenir, ni menacer en vain.

Toujours, au contraire, la correction rare et sévère est préférable ; toujours, l'accord commet entre le père et la mère est nécessaire ; toujours on doit se défier de rappeler les torts ou les erreurs de l'enfant, une fois le pardon accordé ; toujours, il faut le mater très jeune, au risque de n'en jamais devenir maître ; toujours il faut le tenir

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