‹ Les enfants mal élevésChapitre 51 sur 125 · L'AUTORITÉ PATERNELLE DEVANT LA LOI · texte numérisé non relu

L'AUTORITÉ PATERNELLE DEVANT LA LOI

Nous ne ferons point au lecteur Pinjure de supposer que la procédure, tendant à faire placer un enfant à la petite Roquette, ou à Saint-Michel, présente pour lui un intérêt pratique.

Cependant quelques pères, parmi ceux qui ont laissé grandir leurs fils dans l'indiscipline, leur rappelleront peut-être, non sans profit, que le législateur a reconnu et sanctionné les droits de cette magistrature qui s'exerce au foyer.

1° L'enfant doit, à tout âge, honneur et respect à ses père et mère ; — 2* il reste sous leur autorité jusqu'à son émancipation ou sa majorité; — 3° il ne peut, en principe, quitter la maison paternelle (art, 371 à 375) ; — 4° le père est autorisé à envoyer en correction son enfant, pendant une durée variant de 1 mois à 6 mois, solon le cas, du moment que la majorité n'est pas révolue, ou l'émancipation prononcée.

L'ordre de détention est délivré par le Président du tribunal, sans aucune procédure, et sans énonciation de motifs.

Le législateur en a décidé ainsi, précisément pour ne pas imprimer au coupable une flétrissure prématurée; et aussi pour ne point trop eûViyer les parents

obligés de recourir à une extrémité pareille. (Art. 375 à 379.)

La mère, a aussi le droit d'exercer une requête analogue, conformément à l'article 384 du Code civil.

Enfin, quand l'enfant s'amende, la durée de la peine est abrégée, au gré des parents.

...Si un jeune lecteur curieux ouvre ce volume sans autorisation, nous lui conseillons de bien relire le présent chapitre, afin de ne l'oublier jamais.

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