CHATS
Des esprits superficiels, mais malintentionnés, s'obstinent à déverser l'ironie sur les commissions multiples norgueillit tout bon régime parlementaire : spérons que le sein de la compagnie dû budget
échappera au chatouillement de ces plaisanteries aussi 3 que traditionnelles, ear il est hors de doute que l'on vient de faire là de la bonne et solide besogne. effet, le rapporteur du budget de la guerre vient de à ces collègues, qui l'ont acceptée pleins d'entrain, une réduction joviale que le Journal Officiel exnité : il s'agit d'une économie de 5,000 alisée sur les frais d'entretien des eliats (au nom- 683 d'après les chatistiques les plus dignes de •unis par l'administration de la guerre pour faire aux rats dans les manutentions. Le prix de leur nourriture quotidienne a été réduit de 8 centimes à 6 par tête. Ils ne doivent pas se gorger de trufcc taux là . l'.t ['Officiel qui, dans l'ospèee. fait concurrence déloyale au Chat noir, tout indiqué, lemble-t-il, pour traiter cette question, ['Officiel, dis-fa, ajoute : * î.n môme temps qu'on économise 5,000 fr. de :. ou prend une mesure pratique, ear il esl :t que moins ils seront nourris par l'administra-
chats mangeront do rats. »
lent, en effet, el nous no saurions qu'approuver
une résolution dont le seul inconvénient ^era d'amener une perturbation violente dans le cours du mou : mais pourquoi s'en tenir à des demi-mesures au lieu de couper court aux déplorables abus que nous signale la note officielle.
Puisqu'avec une réduction de 8 à 6 centimes « par tète » on économise o,000 francs, la plus simple des règles de trois permet d'affirmer sans craindre d'être démenti qu'en supprimant toute allocation aux chats élevés sur les genoux de l'intendance, la commission du budget épargnera 20,000 francs. De plus, si la théorie de l'honorable rapporteur est exacte, les chats engloutiront les rats en quantités telles que ces rongeurs disparaîtront à brève échéance, — comme les carlins et les députés boulangistes.
C'est grand dommage que M. Déroulède ait renoncé à ses 25 francs quotidiens 1
Personne à la Chambre n'aurait pu s'espacer sur ce sujet avec plus de compétence que le barde à qui la France doit les Chats du Soldat.