‹ Les enfants s'amusent [par] Pierre Veber et WillyChapitre 39 sur 51 · QUESTIONS FINANCIERES · texte numérisé non relu

QUESTIONS FINANCIERES

on vient d'abaisser un impôt. Oh ! pas chez nous, parbleu ! mais enfin dans un pays soumis à notre prorat, à Tunis, ville dont les orateurs anticoloniaux ont accoutumé de dire pis que guillotinner, regrettant que nous ue puissions nous défaire de ce qu'ils regardent, en leur aveuglement passionné, comme un « crampon » — le mot fut lâché en pleine Chambre — ou, pour employer une comparaison plus noble, comme une sorte de « Tunis «le Nessus ».

In abaissement d'impôt ! Si pareille aubaine nous advenait, on peut affirmer que les métropolitains, fous rie, accrocheraient de l'étoffe tricolore à toutes : en Tunisie, les colons grognent ! On liminue la « Mejba » (comment va le prince d'Or- 11 .' Allons, tant mieux) ; ils auraient voulu la voir entièrement abolie. <) fortunatos nimium (c'est du tunisien ces gaillards qui ne connaissent point le bonfouler notre sol où l'impôt, suivant l'exprès de M. Legouvé. à moins que ce ne soit d'un autre micien, ou l'impôt. « rappelle le chiendent dans au vent, à la pluie, à la rafale, parmi e1 partout s'étale ».

>e congratuler, ils ergotent. Ils allèguent

certaines tribus ne versent pas le idem ; qu'on ne

« cheiks » ce qui nous promet des ré-

vélations de M. Àndrieux; enfin, que les seuls habitants de Sfax payent l'impôt qui font preuve de bon vouloir — Sfax hominibus bonae voluntatis — ear on ne le leur réelame pas régulièrement.

Aussi bien, pour s'étonner de voir les prévenances gouvernementales si dédaigneusement accueillies, il faudrait ignorer le noble jeu pratiqué par les Rosenthal et les Àrnous de Rivière, car des échecs n'ont pas lieu de surprendre dans la « Régence ».

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