‹ Les enfants s'amusentChapitre 39 sur 56 · MUCH ADO ABOUT NOTHING · texte numérisé non relu

MUCH ADO ABOUT NOTHING

Et mon fruitier, facétieux et lettré, mais aimable à la clientèle, donne à qui le demande le sens de cet étrange mane, tkecel, phares.

— Ce que ça signifie? C'est bien simple.

Beaucoup de brie pour n'en.

C'est effrayant ce qu'il y a de femmes mariées qui n'ont jamais soupe que de la fiole de leurs maris.

L'amour est une névrose qui commence par vous faire perdre le Nord et finit par vous faire gagner le Midi.

A dix ans, on fait des cocottes ; à vingt, elles vous font ; à cinquante, elles vous refont; (même avant).

Le mariage est une règle qui a sos exceptions ; la femme, une exception qui a ses règles.

A la rigueur, un manchot peut tomber sur sa femme :: bras raccourcis, mais, par contre, il lui est bien dcîiiidu de dormir à poings fermés.

En guerre, on cerne une place avant de la prendre ; I 11 amour, les yeux se cernent quand la place est prise.

HUGOPHOBES

Décidément, Vallès disait vrai : La mort n'est pas une excuse.

M. Jules Lemaitre. dans les gazettes, et M. l'ainé des i.oquelin, dans les interviews, saccagent l'œuvre de feu Mctor Hugo avec une férocité si brigade-centrale que la liourse a baissé, immédiatement, jusqu'au niveau du talent de M. de Monfépin.

L'éminent Dehuter que nous octroya Normale îles petits cadeaux entretiennent... i et l'éminent comique que nous octroyons aux nations voisines des petits cabots...) s'accordent à ne reconnaître aucun talent à l'auteur de la Légende des Siècles, aucun. Jules lui refuse la profondeur, lui dénie le lyrisme, lui conteste l'orthographe ; il l'accuse d'avoir créé des vieillards décoratifs mais prolixes, une philosophie nuageuse encore (jue rudimentaire, et des Misérables moins réjouissants que Boubouroche ; bref, il décrète que tous les volumes (le cet œuvre puéril et victorhugrotesque seront brûlés sur le fumier, dans la cour du 45, rue d'Ulm.

Quant à l'autre tombeur^ au lieu de s'attarder, comme son copain, à prouver que Victor Hugo, moins brillant que Lamartine, rime plus chichement que Musset, il se plait à considérer cette question littéraire sous un angle très spécial, si spécial qu'avec tout le respect dîi à un sociétaire fugace, je ne puis m'empôcher de croire que

— Ibb —

votre soleil, ô cieux américains, lui a tapé sur la lète. Car ce Scapin en délire condamne le personnage de don César de Bazan « d'un comique bien superficiel » prirce qu'il est trop fatigant à interpréter : « Moà, monsieur, moâ qui jouais VFAourdi avec aisance et facilité, il me fallait changer de tlanelle après le qu.'-trième acte de Ruij Blas, oui môssieur. tant j'étais rendu, tant j'avais dû ahaner, souffler, suer, afin d'exprimer quelques effets de ce rôle ingrat si bien fait cependant, semblaitil, pour mettre en lumière la gcntilliommerie de mon allure et l'aristocratique courbure de mon nez aquilin ».

Vivat Mascarillus ! Cette appréciation des œuvres littéraires au point de vue hygiénique ne pouvait manquer de faire école : c'est ainsi que le D'" Monin cisèle déjà une étude de pathologie théâtrale : « De l'action du théâtre romantique sur les glandes sudoripares des acteurs de la Comédie-Française » ; la Faculté de Landerncau vient de mettre au concours un sujet de thèse qui fera du bruit: Cur lilteralura Cherbuliczcnsis facit dormire » ; enfin, M. Berthelot lira prochainement à l'Académie des sciences un important mémoire « Sur le protoxyde d'azote dégagé par les œuvres d'Alphonse Allais, i

Et ça ne fait que commencer !

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