SCÈNE IX
VINCENT, puis MARIE.
VINCENT, avec terreur. Contran lui a tout dit sa colère éclate et sa viulcnce a condamné Marie .Mais non , maréchal , clic
n’est pas à toi , elle m’appartient lu me
trouveras devant elle... cl comme je l'ai sauvée, je le siuverai toi-même .. Oui, pour t’arréier sur le chemin du crime , Dieu me donnera la persuasion, l’élo<|uence.... et maintenant il m’ordonne la prudence.... Je ne puis veiller prés de Marie , mais je veux la mettre sous ma garde.... Il faudra, maréchal , que tu viennes la clicrcher dans mes bras... (Ouvrant la porte du pavillon.) Venez, ma fille Marie.
MARIE, entrant. Vous n’éles pas parti, mon père ?...
VINCENT. Marie , le maréchal est de retour.. .
MARIE , éjmuvantée. Que dites-vous?...
VINCENT. Oui, ma fille !...
MARIE. Où me cacher?
VINCENT. Ne tremble pas ainsi, ma fille...
du courage.
MARIE. Je ne pourrais supporter ses reproches; laisscz-nioi fuir.
VINCENT, la retenant. Marie !...
MARIE. Que ne suis-jc morte ! mon Dieu!
VINCENT. Encore un blasphème, mon enfant! du courage I
MARIE. Ah! ne me quittez pas, nioniièrc.
VINCENT. Je ne puis rester ici, ma fille; il faut me suivre au presbytère.
AiARlE. Partout où vous voudrez , mon père, (.li'tc égarement.) J’ai peur ici.
VINCENT. Sa tète s’égare ; mon Dieu, ne l’abandonne pas ! et permets que je puisse sauver ces deux infortunés du criitlc. Venez sans retard, venez, ma fille !
Il l'ciilrainc par la droite.