CULTURE SUR FUMIER
100 mètres cubes de fumier à 7 fr. 50. . . 750 fr.
10 quintaux de blé à 52 francs 520
Différence ex perte. . . 450 fr.
Je n’ai pas besoin de faire remarquer que, dans ce résumé, M. Ponsard n’a pas entendu faire un compte de détail, mais mettre simplement en relief le contraste des résultats, contraste d’autant plus significatif qu’il accuse un écart de 7 à 800 francs, c’est-à-dire quatre fois la valeur du fonds.
La récolte obtenue par M. Ponsard est véritablement si étonnante, qu’on ose à peine y croire. Il y a donc un véritable intérêt à raffermir ces données, s’il est possible, par d’autres faits analogues qui leur fassent perdre le caractère d’exception qu’on serait tenté de leur attribuer. A ce point de vue, je rapporterai donc les deux résultats suivants :
Sur 1 hectare de terre-sablonneuse de qualité très-inférieure, M. Léon Payen a obtenu cette année avec l’engrais chimique :
1° 28 hectolitres de grains à 27 fr., prix actuel. . 756 fr. »
2° Paille, 6,079 ldi. à 0 fr. 04 245 10
5e Menue paille 4 »
Total 1,005 fr. 10
40,000 kil. de fumier n’ont produit sur la même terre que :
1° 8 hectolitres de grains à 27 fr 216 »
5° Paille, 1,696 kil. à Ofr. 04 67 84
5° Menue paille 1 50
Total. . , . . 285 fr. 54
Quant au produit du même sol sans engrais, il n’a fourni que 2 hectolitres 56 litres. »
Faut-il fortifier le témoignage de M. Payen? L’honorable M deMatharel, inspecteur général des finances, m’en donne les moyens. A la date du 26 juillet, il m’écrivait que, sur une terre n* ayant jamais produit que du seigle, il avait obtenu cette année 26 hectolitres de froment.
Rapprochons ces quatre résultats :