‹ Les engrais chimiques (volume 2)Chapitre 80 sur 100 · BETTERAVES A L’ HECTARE · texte numérisé non relu

BETTERAVES A L’ HECTARE

1° 1,700 kil. Engrais complet 53,900 kit.

2° 80,000 Fumier 49,200

5° Terre sans engrais 8,150

M. le marquis de Virieu, à la Pupetières (Isère).

1° 1,450 kil. Engrais chimiques 50,000

2° 50,000 Fumier consommé 46,800

M. Leroy, à Varennes (Oise).

1° 1,400 kil. Engrais chimique. ...... 62,570

2° 50,000 Fumier. ) 40,000

3° 500 Guano. . j

M. Cavallier, au Mesnil-St-îsicaise (Somme).

1° 1,700 kil. Engrais chimique (azote 80 kil.). . 47,325

2° 1,800 — (azote 104 — ). . 51,000

3° 1.950 — (azote 136 — ). . 59,640

4° 50,000 Fumier 35,000

M. le marquis d'IlAVRiNcouRT, à Havrincourt (Pas-de-Calais). Cultures attaquées par le ver blanc .

1° 1,374 kil. Engrais chimique . 36,490

2° 33,000 Fumier 28,215

Cultures non attaquées par le ver blanc.

5° 987 kil. Engrais chimique (azote 60 kil.). . . 42,701

4° 67,681 Compost avec écumes de défécation . 54,111

Je passe aux expériences sur le froment :

MM. Masson et Izarn, à Évreux (Eure).

RENDEMENT A ^HECTARE

1° Engrais chimique. Blé 35.60

Avoine (*).. . 5.00

2° Engrais chimique. Blé 33.50

Avoine... . . 4.00

3° 30,000 kil. Fumier. Blé 19.00

M. Mottard, à Saint-Fons (Rhône).

1° 1,200 kil. Engrais chimique. . 25.60 versé.

3° 40,000 Fumier 25.50 pas versé.

4* 1,200 Engrais chimique. . 26.30 très-versé.

6° 40,000 Fumier 31.60

M. Guillermond, à Lyon. (Semé trop tard.)

1° 1,200 kil. Engrais complet.. . 26.00

3° 40,000 Fumier. ...... 16.00

4° Terre sans engrais 7.50

M. Bravay. à Donzère (Drôme), (Coteau aride défriché pour cette expérience).

1° 1,400 kil. Engrais chimique. . 36.00

3° 29,039 Fumier 10.80

4° Terre sans engrais 2 .80

(4) La terre avait produit trois avoines consécutives, ce qui explique les quelques gerbes d'avoine qu’on a récoltées.

Deuxième année , mêmes champs.

1° Sulfate d’ammoniaque 20.70

2° Parcelle n° 3 au fumier 6.17

4° Terre sans engrais 2.20

M. Ponsard, à Omey (Marne).

1° 1,200 kil. Engrais chimique. . . 33.00

2° 100 mètres cubes de fumier. . 13.00

M. Ponsard fait sur ce résultat les réflexions suivantes :

« La terre sur laquelle j’ai opéré est une lande qui n’avait jamais vu la charrue, et qui vaut à peine 170 fr. l’hectare. Le blé s’y est vigoureusement développé avant l hiver de 1865, et dans tout le cours de la végétation il a toujours été supérieur au blé voisin venu sur fumier. Il a dû à cette vigueur une maturité plus hâtive, qui m’a permis de le récolter avant les pluies. J’aurais pu le vendre comme blé de semence un très-haut prix, car le grain était d'une qualité tout à fait supérieure. Au cours du marché l’hectare aurait rendu :

25 quintaux à 32 fr. . . . 800 fr.

Dépense des engrais. . . . 320

Excédant en profit. . . 480 fr.

« Le blé cultivé à côté, sur fumier, avait reçu :

100 mètres cubes de fumier à 7 fr. 50. . 750 fr.

lia donné 10 quintaux de blé, à 32 fr. 320

Différence experte. . . . 430 fr. (4)

« La valeur du fumier restant récupérera-t-elle, dans l’avenir, a perte de la première année? J’en doute. Si l’orge d’hiver que

#1) Il n’est pas besoin de faire remarquer qu’en résumant dans ceé tableaux les résultats de ces deux cultures, M. Ponsard n’a pas entendu faire un compte de détail, mais mettre simplement en relief le contraste des résultats.

j’ai resemée immédiatement tient sa promesse actuelle, la parcelle sur engrais chimiques rendra eneore plus en 1867 que celle sur fumier. »

Quelle conclusion doit-on tirer de l’unanimité de ces témoignages, si ce n’est que les engrais chimiques ont une supériorité incontestable sur le fumier? Ne pouvant nier les faits qui l’établissent, on se retranche sur la question de durée, et on dit, mais sans preuve, qu’à la longue la terre soumise à leur régime s’épuise et n’en éprouve plus les mêmes effets. Je répondrai dans un moment à cette objection, lorsque je traiterai des fonctions de l’humus; je veux auparavant montrer, par un exemple, qu’avec les engrais chimiques on peut régler les rendements d’une manière plus sûre et plus économique qu’avec le fumier.

En résumant, au début de cet article, les résultats des travaux de M. G. Ville, j’ai dit que chaque terme de l'engrais complet remplissait une fonction prédominante ou subordonnée, suivant la nature des plantes.

Ce fait a, dans la pratique, des conséquences considérables, car il permet de porter les rendements à leur limite la plus élevée, en atténuant cependant la dépense. Je m’explique. Supposons une terre soumise à une culture alternative de pommes de terre et de froment.

On peut procéder de deux manières: recourir à l’engrais complet, qui suffit pour deux ans et pour deux récoltes; scinder l’engrais en deux parties ; la première année n’employer que les minéraux, et réserver la matière azotée pour la seconde, parce que l’azote est l’agent dominant pour le froment, tandis que les minéraux le sont pour la pomme de terre.

Or, voici ce que sont les rendements dans ces deux cas :

Premier cas . — La terre est fumée avec l’engrais complet pour deux ans.

RENDEMENT A L’HECTARE. PRIX

lre année. Pommes de terre. . . 25,450 kil. 656 fr.

2e — Froment. — Paille. . 5,220 208

Grains.. 2,510 =51hectol. 620

Total des produits 1,464 fr.

Deuxième cas. — La terre est fumée la première année avec l’engrais minéral, et la seconde avec 500 kilogr. de sulfate d’ammoniaque.

RENDEMENT A L’HECTARE. PRIX

lre année. Pommes de terre. . . 25,900 kil. 597 fr.

2e — Froment. — Paille. . 8,550 542

Graines. 5,580 = 45hectol. 900

Total des produits 1.859 fr.

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