DE CANNES FUMÉES. DE CANNES NON FUMÉES
Tiges.
Feuilles.
Tiges.
Feuilles.
Àcide carbonique..*.
— phosphorique..
— sulfurique
Chlore
Traces.
Traces.
Potasse
Soude
Chaux
Magnésie
Oxide de fer.. .......
Silice soluble
Silice insoluble
« M. de Surgy envoie par mer ses cannes à l’usine « d’Arbousier. Les chalands qui les reçoivent ont « une marque qu’il ne faut pas dépasser, sans quoi « l’embarcation toucherait le fond. Les cannes à l’en- « grais chimique mises dans le chaland étaient loin « d’avoir atteint cette marque, et cependant' la ligne « de flottaison touchait l’eau. A l’arrivée à l’usine, « on constata un poids de 35,000 kil., le plus fort « poids des chalands pleins, tandis que celui-ci citait « loin de l’être. »
Enfin, comme dernier argument en faveur des thèses que je soutiens, voici la représentation d’après nature des cannes dont il vient d’être question.
Ci LES ENGRAIS CHIMIQUES.
i<:xpCrlence8 de üi. de Jabrun, à la Ciruadeloupe.
Sans aucun engrais.
Engrais complet n'* 5.
Passons à la manière d’employer l’engrais. Partout où la chose est possible, il faut répandre l’engrais à la surface du sol et le mêler à la couche superficielle, au lieu de le concentrer dans la fosse où l’on dépose le tronçon de canne destiné à servir de bouture.
Pour les rejetons, le mieux est de pratiquer une tranchée de 30 à 40 centimètres de profondeur, à 30 centimètres de distance du pied des touffes de cannes, à l’aide d’une charrue de défoncement. On répand l’engrais au fond de la tranchée, et on le recouvre par un deuxième coup de charrue donné à côté du premier.
Si j’en juge par les observations que j’ai été à même de faire en Égypte, j’incline à penser qu’on devrait laisser entre les touffes de cannes plus d’espace qu’on n’a coutume de le faire, afin de permettre à la lumière d’agir sur toutes les parties de la plante.
Autre progrès: après l’extraction du jus, les tiges de la canne sont utilisées comme combustible, mais les cendres qui en proviennent sont presque toujours perdues. Ces cendres contiennent des quantités de potasse qui ne sont point à dédaigner. On devrait donc les recueillir et les rendre à la terre, après les avoir mêlées avec du phosphate acide de chaux à raison de 600 kil. par hectare.
Il est probable qu’au prix actuel de la houille, il serait plus avantageux d’employer les bagasses comme engrais que de s’en servir comme combustible. Dans ce cas, la meilleure manière d’en tirer parti devrait consister à les faire pourrir et à mêler au produit de leur décomposition du phosphate acide de chaux, à
CG
raison de üOO kil. par hectare, comme dans le cas des cendres.
Afin de diminuer les frais de transport qui sont trés-élevés aux colonies, on pourrait faire déssécher cette sorte de fumier par une exposition de quelques jours au soleil, et n’y mêler le phosphate que lorsqu’il aurait acquis l’état pulvérulent.
Vous devez le remarquer, toutes nos prescriptions tendent à ce but : rendre à la terre plus qu’elle n’a perdu et mettre à profit, pour que cette restitution soit la moins onéreuse possible, les déchets de récolte auxquels il est toujours avantageux de donner un complément d’engrais chimique pour en augmenter les bons effets.
Plus les récoltes ont de valeur, plus on a d’intérêt à faire de cette règle l’objet d’une observation attentive.
J’arrive au maïs :
Le maïs est, comme la canne, originaire des régions tropicales ; mais à raison de la rapidité de sa croissance, on peut le cultiver dans nos climats. La durée de nos étés lui suffit pour parvenir à sa pleine maturité.
Jusqu’à présent on n’a guère cultivé le maïs que pour sa graine, dont le rendement considérable peut atteindre 50, 60 et jusqu’à 70 hectolitres par hectare. Le rendement ordinaire est de 30 à 40 hectolitres.
Le grain de maïs contient, comme le froment, de l’amidon, une substance azotée analogue au gluten, et des phosphates ; c’est un aliment de premier ordre. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer sa composition à celle du froment ;
DKDXIKME ENTBETIEN.