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A L’HECTARE. POUR DEUX ARES

Sulfate d’ammoniaque 50Ô kil. 10 kil.

PARCELLE No 5.

iSATlÈRE iSEEEE : 75 kil. d’azote par hectare.

• Nitrate de soude 500 kil. 10 kil.

PARCELLE No 6.

EAORAIS.

Si les faits qui se sont produits àVincennes doivent se généraliser, la maladie sévira de préférence sur les parcelles 4, 5 et 6.

Quant à ce qui doit arriver sur les parcelles 1, 2 et 3, j’incline à penser que la parcelle 3 sera plus ménagée que les deux autres (1).

11 est très-probable qu’à moins d’opérer sur des terres épuisées, les résultats seront moins tranchés qu’à Vincennes, et cela se comprend. La parcelle qui n’a pas reçu de potasse ce printemps en est privée depuis huit années; la parcelle fumée avec de la matière azotée sans autre addition est soumise à ce ré-

(1) Cette prévision s’est vérifiée chez M. Denoyon, dont les résultats sont postérieurs à la date de cet Entretien.

girae aussi depuis huit ans; même condition pour la parcelle qui n’a pas reçu d’engrais,

11 résulte de cette continuité du même régime que le sol est aujourd’hui dans un état de préparation exceptionnel.

Il est probable qu’en 1861, à l’époque de la fondation du champ d’expériences, les engrais qui nous donnent des effets si tranchés en auraient produit de moins accusés, parce que la richesse propre du sol aurait suppléé dans une certaine mesure à. ce qui manquait à l’engrais.

Pour arriver à une solution satisfaisante, il faut continuer les expériences pendant plusieurs années et choisir au début des terres qui n’aient pas été fumées depuis quatre ou cinq ans. Dans ces conditions les résultats seront vraisemblablement nets, précis, concordants, et pourront servir de guide à la pratique.

Résumons-nous :

Vous voyez. Messieurs, que la méthode que nous suivons, après nous avoir permis de définir les conditions fondamentales qui règlent la production des végétaux, de la pomme de terre comme de tous les autres, doit nous mettre à même de remonter aussi dans beaucoup de cas à la cause des maladies qui les affectent, car tout ce que j’ai dit de la pomme de terre s’applique à la vigne, à la canne à sucre, et, selon toute probabilité, au mûrier, dans lequel beaucoup de bons esprits n’hésitent point à placer la source de la maladie des vers à soie (1).

(1) Sous l’empire d’observations qui nous sont communes, nous

LES ENCRAIS CHIMIQUES.

Pénétrez-vous bien de cette pensée, que les accidents et les épidémies ne sont qu’une déviation des phénomènes réguliers. L’excès et la pénurie dans les conditions d’existence sont également préjudiciables aux manifestations de la vie. Mais les anomalies irrégulières en apparence, relèvent des mêmes causes que les phénomènes normaux. Les effets sont différents, la loi est la même.

J’espère que l’examen des cultures que nous allons visiter vous raffermira dans la conviction que caprice et hasard, appliqués aux phénomènes naturels, sont deux mots vides de sens que la science de nos jours doit exclure de son domaine.

nous sommes souvent demandé, M. Joulie et moi, si la maladie des vers à soie ne doit pas sa persistance à une altération de la feuille du mûrier, résultant de l’épuisement du sol en phosphate ou en potasse, ou de l’abus de fumiers azotés.

Après beaucoup d’hésitation, nous avons décidé d’en appeler à l’expérience.

Une éducation a été conduite avec des feuilles provenant de mûriers diversement fumés. La graine employée était saine. Aucun cas de maladie ne s’est manifesté; mais le poids des vers, au moment de la montée, a présenté des différences considérables, suivant la nature de l’engrais que l’arbre avait reçu.

Cette observation a été confirmée depuis par l’honorable M. Légier, qui m’écrit à la date du 10 juillet 1869 :

(( L’engrais chimique a fait produire aux mûriers de la feuille saine, qui a mené à bien les vers à soie qui en ont été alimentés. La même graine, élevée avec la feuille dont l’arbre avait reçu l’engrais chimique, a donné 10 kil. de cocon de plus par once de graine (25 grammes) que la partie qui avait été nourrie avec de la feuille provenant d’arbres fumés avec du fumier de ferme.

M Légier.

« Nîmes, ce 10 juillet 1869. »

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