TIGES ET TÊTES
Pour cent.
Pour cent.
Pour cent.
Azote
Cendres
Et à leur tour les cendres
contiennent :
Acide carbonique
— phosphorique
— sulfurique
Chlore
Potasse
Soude
Chaux
Magnésie
Oxyde de fer
Silice soluble
Sable
ranima chez tous deux ; leurs liges se couvrirent de feuilles plus longues et plus étroites que celles de l’automne; enfin la graine se forma, et la récolte fut à peu près égale pour les deux, 150 grammes sur l’un, 156 sur l’autre. Or, à ce taux, une culture en grand, comptant 12,000 pieds de choux par hectare, aurait produit 1836 kilogrammes de graines ou 28 hectolitres, et 40,000 kilogrammes de fourrage vert équivalant à 6,000 kilogrammes de luzerne.
Par sa teneur en huile, la graine de chou ne le cède pas à celle du colza.
Ce résultat avait trop d’importance pour ne pas le soumettre au contrôle d’une expérience nouvelle plus en grand.
En 1867 on institua donc deux cultures de choux, l’une de choux branchus, et l’autre de choux cavaliers. Chaque culture comprenait un are et comptait 175 choux, soit 17,500 par hectare. Les choses se passèrent très-bien jusqu’à la fin d’octobre. Mais à partir de ce moment des froids excessifs firent périr la moitié des plants environ, et la récolte ne fut que de 10 hectolitres de grains par hectare, valant 250 fr.
L’expérience est donc incomplète et demande à être reprise; je souhaite qu’elle le soit dans les pays qui manquent de fourrage et pour lesquels la culture du chou a une importance particulière.
La moyenne du rendement du colza en France est de 15 hectolitres par hectare, la surface affectée à cette culture de 200,000 hectares, et la production annuelle de la graine de 3 millions d’hecto-
litres, ayant une valeur de 21 à 22 millions de francs (1).
Je passe à une nouvelle plante oléagineuse, le lin.
Le lin est surtout cultivé pour le précieux textile qu’on en retire ; cependant, il appartient par sa graine aux plantes oléagineuses.
En 1865, j’ai tenté la culture du lin à Yincennes, mais sans succès. Le terrain est trop sec. Mais diverses tentatives faites dans la grande culture sur mes indications m’ont permis cependant de fixer la composition de l’engrais le mieux approprié à ses besoins; c’est l’engrais incomplet n® 2, celui des légumineuses, ce qui indique qu’il faut au lin une faible dose d’azote :
A l’hectare.
QUANTITÉS. PRIX. DÉPENSE
Engrais incomplet no 2. 1,000^^
Phosphate acide de chaux . . 400 64^ »]
Nitrate de potasse 200 124 »> 196fr. »
Sulfate de chaux 400 8 n)
Avec cet engrais, M. Cbavée, à Clermont-les-Fermes, dans le département de l’Aisne ; M. Leroy, à la ferme de Varesne, dans le département de l’Oise, ont obtenu des récoltes qui ont été vendues sur pied de 900 à 1 ,200 fr., à l’bectare. M. le marquis de Pardieu, dans la Normandie, est arrivé à des résultats semblables.
(1) Surface cultivée : 201,515 hectares. — Rendement moyen par hectare : 15 hectolitres.
Récolte annuelle en moyenne : 3,205,475 hectolitres. — Prix moyen de l’hectolitre : 25 fr.
Valeur de la récolte : 21,683,860 fr. {Statistique de i862.)
ClNaUlÉME ENTRETIEN.
Lorsqu’on force la dose de la matière azotée, le lin est plus grossier, plus chargé de matière visqueuse, il mûrit difficilement, et la fdire textile en est plus colorée.
Jusqu’à nouvelle information, je persiste donc à conseiller l’engrais incomplet n® 2, dans lequel on pourrait porter peut-être la dose du nitrate de potasse de 200 à 300 kilogrammes, ce qui nous mènerait à l’engrais complet n® 3 :
Engrais complet n® 3...
Phosphate acide de chaux . .
Nitrate de potasse
Sulfate de chaux
A l’hectare.