QUATRIÈME
Blé.
Sulfate d’ammoniaque
Dépense totale
702 fr. n
— par an
Si on devait employer les engrais chimiques de
concert avec le fumier pour le même assolement, il faudrait alors opérer ainsi :
PREMIERE ANNEE
Colza. /
A L HECTARE
QUANTITÉS. PRIX. DÉPENSE
Fumier
Mémoire
Engrais chimiques complé-
mentaires.
Engrais complet n® 6...
Soit :
Phosphate acide de chaux . .
Nitrate de potasse
Sulfate d’ammoniaque
Sulfate de chaux
163 fr.
DEUXIEME ANNEE
Blé.
Rien ,
TROISIÈME ANNÉE
Trèfle.
Engrais incomplet n® 2.
Soit :
Phosphate acide de chaux . . 400k
Nitrate de potasse 200
Sulfate de chaux 400
))> 196 fr. »
QUATRIÈME ANNÉE
eié.
Rien »
Dépense totale. . . .
.. 359 fr. »
Inutile d’ajouter que la première année, le fumier étant enterré dans les couches profondes du sol, l’engrais chimique complémentaire doit être répandu à la surface.
Le rêve des agriculteurs a été de tout temps la découverte d’une culture qui pût fournir à la fois une récolte de fourrage et un produit commercial pour l’exportation. Ce but a été atteint au moyen des fabriques de sucre et des distilleries, mais au prix d’une concentration énorme de capitaux, et à la condition de subordonner la culture au travail industriel.
Le hasard pourrait bien m’avoir mis sur la voie d’une solution pratique de ce difficile problème.
Vous savez. Messieurs, que le chou fournit en abondance un fourrage excellent, d’autant plus précieux qu’on le récolte pendant l’hiver. Ici, à Vincennes, j’ai obtenu de cette culture jusqu’à 80,000 kilogrammes de récolte verte, dont 40 à 50,000 kilogrammes de feuilles arrachées d’octobre à février, ce qui correspond à 7 à 8,000 kilogrammes de luzerne sèche (1).
En Bretagne, dans le Poitou, et généralement dans les pays de landes, pauvres en nourriture pour le bétail, le chou est une ressource d’un prix inestimable.
Or, il y a deux ans, ayant fait une plantation de choux branchus, l’idée me vint de leur laisser pas-
(1) Je compare avec contention le chou et la luzerne, parce que
ser l’hiver, pour savoir ce qu’ils produiraient de graines.
Deux choux choisis parmi les plus beaux furent donc conservés. Mais on les soumit à un régime différent. A l’un, on enlevait tous les huit jours quelques feuilles, comme cela se pratique dans le Poitou ; l’autre était laissé intact. Lorsque le froid commença à sévir, ce dernier perdit spontanément son feuillage, à commencer par les feuilles du bas, si bien qu’au printemps les deux choux différaient très-peu l’un de l’autre.
Dès que la chaleur se fit sentir, la végétation se
ces deux plantes présentent les analogies les plus étroites sous le rapport de la composition :