‹ Les engrais chimiquesChapitre 96 sur 154 · Lin (tiges) 7,000 kil. 4,200 kil · texte numérisé non relu

Lin (tiges) 7,000 kil. 4,200 kil

^Prairie. — J’aurais attaché une importance particulière k faire une étude approfondie de la prairie; mais à Vincennes cette étude est impossible. La terre est trop exposée à la sécheresse. Dès le mois de juillet l’herbe se dessèche et meurt sur pied. Comment étendre aux régions humides des pays d’herbages les résultats d’expériences faites dans ces conditions?

Les seules données que je possède me viennent de l’extérieur et sont dues à l’initiative privée. A mon grand regret, un tiers au moins se rapportent à la région du Midi, où la sécheresse sévit au moins autant qu’à Vincennes.

Voici néanmoins, à titre de première indication, les résultats qui m’ont été communiqués. Quoiqu’ils ne présentent rien que de très-ordinaire, iis attestent, comme les précédents, la supériorité des engrais chimiques. ^

RENDEMENT A l’hECTARË.

ENGRAIS FUMIER

CHIMIQUE. DE FERME

5 fois 7,484 kil. « » kil.

6 fois 4,990 4,856

Un point capital pour la prairie, c’est la durée de l’engrais. L’action ne se manifesle-t-elle que sur la première coupe? Se fait-elle sentir sur la suivante? A cet égard il y a unanimité dans les témoignages qui me sont parvenus. L’action survit à la première coupe et se fait encore sentir la seconde année.

LES ENGUÂIS CHlMiUÜES.

M. Gallois, président du comice agricole de Thionville, qui se livi*e, depuis deux ans, à des expériences suivies sur la prairie, jii’a écrit à ce sujet :

<( Je suis heureux de pouvoir vous annoncer que les engrais chimiques ont réussi sur les prairies naturelles au-delà de toute espérance l’année dernière (1868), qui a été d’une sécheresse exceptionnelle, et qu’il en est de même cette année, qui est une année d’humidité.

« Les bons effets de l’année dernière ont persisté cette année, etc., etc. »

VïGNE. On m’a communiqué beaucoup de renseignements sur la vigne, mais peu de chiffres. Cette lacune est d’autant plus regrettable, que c’est généralement sur les points où les effets ont été les meilleurs que les documents précis me font défaut.

M. Minot, à Saint-Génis Laval, m’écrivait en 1887 :

« Un massif de cinquante-deux ceps taillés à long bois et fumé avec l’engrais complet a rapporté 150 kilog. de raisin, soit i hectolitre de vin. Les ceps sont à 1 mètre de distance, ce qui en porte le nombre à 10,000 par hectare. A ce compte, 1 hectare de vigne pourrait rapporter 200 hectolitres, quatre fois ce que donnent les meilleures crus dans le Beaujolais.

« Ces expériences, jointes à plusieurs autres que je ne rapporte pas, ont été si concluantes pour moi^ que je viens de faire l’acquisition d’une propriété près de Montélimart. Je vais bientôt me mettre à la besogne

« Je compte sur la taille à long bois, et surtout sur la fumure complète, pour faire de cette propriété, d’un revenu actuel de 1,000 fr., un grand et beau vignoble qu’on pourra citer, j’espère, sous le rapport de la culture comme aussi sous celui du rendement. n

Chez M. le comte de Laloyère, une expérience qui s’annonçait sous les plus favorables auspices a été grêlée, et la récolte en tièrement perdue.

Voici les trois indications de rendements qui me sont parvenues :

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