alcool lioul a lair libre
de la Terre
Chaude journée d'été.
de iMai'S.
:;ii
Fi-oid arctique.
de Xeiiluiie
■JVJ
S(didificatioii de l'azote.
("es nombres paraîtront bien près de la réalité si nous considérons qu(^ la température moyenne de la Terre est, à lo" près, celle que fouruit lapplii ation de la loi de la quatrième puissance. C)n l'éxalue, en effet, g-cnéralement k 16 ou 17° C. environ, l.a différence provient de ce que la Terre est beaucoup trop grande pour que la distribution de la chaleur
làz LES ÉNIGMES DE LA SCIENCE
par conduction joue un rôle sérieux pour Tégalisation des températures on différentes rég'ions. D'autre part, cependant, la rotation du g-lobe assure une température à peu près unifornae à une latitude donnée et les mouvements de l'atmosphère tendent à distribuer également la chaleur reçue. La Terre doit donc posséder à peu' près la température du petit corps noir à la même distance ; mais, comme elle réfléchit une fraction de la radiation splaire, sa température moyenne sera forcément un peu inférieure.
Nous pouvons raisonner de même par analogie pour la planète Mars, en supposant toutefois, ce qui n'est probablement pas, que les conditions de constitution physique du globe martien sont les mêmes que sur la Terre. D'après les considérations précédentes, il faudrait abaisser de io° environ la température calculée, ce qui donnerait pour la température moyenne 37" à 40" au-dessous de zéro. Pour le professeur Poynting", la température moyenne de la planète ne doit pas différer beaucoup de ces chiffres. " A moins, conclut-il, que cette planète soit très différente de la Terre, sa surface entière est au-dessous du point de congélation ". En somme, pour le professeur Poynting comme pour Fizeau (i), on est conduit à l'hypothèse de l'existence, à la surface de Mars, d'immenses glaciers analogues à ceux de notre globe, mais d'une étendue beaucoup plus considérable encore.
Cette hypothèse est cependant en contradiction
(i) Académie des Sciences, séance du 25 juin 1888. — L'Astronomie, août 1888.
complète avec ce que nous montre l'observation de la plnnète. La neige, qui en hiver couvre des étendues considérables, fond presque entièrement au cours de l'été ; on constate souvent la présence de brouillards ou de nuages, et nous avons vu- que le spectroscope décèle dans l'atmosphère martienne la présence de la vapeur d'eau. La température doit tlonc être en général pendant le jour supérieure au ivoint de congélation. Comment expliquer cette anomalie ? 11 est vrai qu'on a voulu voir dans les calottes polaires di- l'acide carbonique solidifié .IVIais nous :i\ons vu plus haut que, d'après M. Lowcll, cette théorie paraît bien inadmissible, en raison de la présence constante d'une bandr i^leuâtre sur les hnirls- de la masse nei<^eu-;e.
11 faut donc rechercher ce qui peut ainsi relever la température dans r?itinosphère de notre voisine A la suite de travaux très intéressants, I\L Lovvell arrive à ce résultat que le pouvoir calorifique réel à la surface de Mars est très supérieur à ce qui l'xiste sur la Terre et doit produire une température moyenne de +22" C , en supposant Mars protégé, comme la Terre, par une atmosphère dense et très eliargée d'eau. Mais l'atmosphère martienne, par suit(^ de sa rareté, ne peut remplir aussi efficacement re rôle protecteur ; cependant, M. Lowell regarde comme très probable que, tout en étant plus rare, l'atmosphère de notre voisine renferme une plus grande proportion de vapeur d'eau et d'acide
l6jj 1 F.S KNTGMES DF. T.a' SCt-IENCF.
rn rl)(>ni(|ue. 11 est riinsi nment* :'i fixer la Icmpér.'itiire moyenne de Mars à près de (f ( ". ; c'est prèsf|iie exnetem(>nt In mCMne température i|ue celle de la moitié méridionale de l'Anoleterre.
l-'nlin, comme complément de ces recherches, le professeur Lowell trouvé que le point d'ébullition de l'eau sur Mars serait environ 44" C, la quantité d'air par unité de surface étant à peu prés ég-ale aux deux-neuvièmes de ce que l'on constate sur la Terre, tandis que la densité probable de l'atmosplièi-e martitMine est seulement de 63 millimètres, soit le douzième de la densité di' notre couche atmosphérique.
La base même de tous ces calculs est trop fragile pour qu'on puisse accorder une î^rande conliance aux résultats. Mais doit-on, par suite, adopter la eonrhision du professeur Po^nting-, qui, après avoir discuté certains points de l'étude de M. Lowell, afiîrme que la température de Mars, avec les données fournies par le célèbre astronome américain, reste encore très au-dessous du point <le cong-élation ? " Je pense, ajoute le professeur Poynting, qu'il est impossible de porter la température de Mars à un point aussi élevé que la valeur obtenue par le professeur Lowell, à moins de supposer que son atmosphère possède des qualités entièrement différentes de celles que nous connaissons à notre propre atmosphère. "
En tout cas, l'observation semble bien prouver que la température du sol de Mars est relativement élevée, et c'est h cette conclusion que j'étais déjà