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nriivr en io<'.S (')• ^î-'"^ n'ouhl'ums p;is que tiuis ces rl)illn-s ne peuvent lomnii (|ur (h's iipproxiniat ions liés i^rossières, élanl doniK'- le peu de (lociiinents (|ue nous possédons sur l'élal de l'ai iiio.splière de la planète. Nous savons seulement cpu^ celte alnmsphère est j)lus faillie c|ue la nôtre, sans cpi'il nous soit possible de dire avec quelque certitude dans quelle proportion. Et: cette raréfaction mvmv n'esti pas une des moindres difficultés lorsqu'on aborde la détermination de la température de la planète.
Sur la Terre, notre atmosphère relativement dense, chargée de vapeur d'eau et d'acide carbonique, sert de manteau protecteur contre le rayonnement de la chaleur superficielle ; elle enuuag^asine en même temps une grande partie de la chaleur solaire qui la pénètre. Elle joue encore le rôle de régulateur : c'est par les courants aériens que se fait le transport de caloric|ue des rég'ions équatorialcs aux reliions polaires.
()r, sur Mars, l'atmosphère, nous l'avons vu, est relativement rare. D'autre part, les g'randes masses océaniques qui, sur notre g^lobe, joueiil un rôle analoq-ue à celui de l'atmosphère, font complètement défaut sur notre voisine. II en résulte que la température doit subir des écarts considérables, et théoriquement les différences doivent être énormes entre les régions polaires et les régions équatorialcs, et entre le jour et la nuit surtout. Grâce, en effet, à la basse pression qui existe à la surface de la planète, l'eau peut à peine rester à l'état liquide. Pen-
(i) /??"•. rréti. des Sciences. 30 nov. 1906, p. 918.
](.() J.KS t.NIGMl'.S DE LA S(^]F,NCE
dant la journée, les rayons solaires la réduisent en \apeur, tandis que le froid brusque de la nuit ou la moindre "variation de tempvratu.re doit amener la production de rosée, ou de hi unies et de brouillards plus ou moins opaques réné<-bissant la lumière blanche. Un froid plus rij^'ounnix précipite la vapeur d'eau en flocons de neige, ou la fait se déposet'Sous forme de gelée blanche ; diffénntes régions semblent même en être recouvertes d'une façon continue : ce sont, sans doute, de hauts plali'aux. Les neiges polaires elles-mêmes ne sauiaiint atteindre une forte épaisseur, car la considé-iMtion d'un été deux fois plus long- que les nôtres ne pourrait expliquer la fonle parfois complète d( s calottes polaires.
Dans ces conditions, la fusion des neiges polaire.'' ne peut pas donner de très grandes quantités d'eau. Miss Clerke (i) était arrivée, par des ealcuîs que nous croyons ' inutile de reproduire ici, à conclure que l'eau résultant de la fonte des neiges des pôles ne pourrait pas, répartie sur toutes les surfaces .sombres, donner plus de qnarnntr-ti'ois millimètres d'eau de baulcur. C'est peu, vraiment, pour subvenir aux besoins de la végétation. Il est vrai que M. Lowell (2) proteste énergiquement contre les chiffres de Miss Clerke ; pour lui, la hauteur de l'eau provenant de. la fusiort des neiges ne serait certainement pas inférieure à soixanîr-quinze cen'imèires.
Ajoutons qu'un tel débat est parfaitement puéril,
(i) Kilinbiirgh Revitrv, ort. iSq6 : New A'iews about Mars.
l?) Nature, 19 mars 1908, t. LXXVII, p. 461.