RÉVÉLATIONS DE LA GRANDE PYRAMIDE
mulées sur la science des astres, et ks notions scientifiques de leur époque ? Pourquoi non ?
Mais alors nous nous glorifions de découvertes connues depuis six mille ans !
Autre question : Comment les savants de ces temps lointains étaient-ils parvenus à mesurer la Terre et à scruter la profondeur du ciel ?
Au reste, le mécanisme importe peu, mais les faits sont là et, devant les constatations troublantes, devant les révélations numériques de la Grande Pyramide, devant les indications et les enseignements qu'elle nous donne sur la science égyptienne, on comprend l'attitude du Sphinx monstrueux qui, les regards tournés vers le lointain horizon, devait garder les secrets des prêtres antiques.
Les premières révélations sur la Grande Pyramide remontent à la fin du dix-huitième siècle.
Lorsque les savants de l'expédition de Bonaparte résolurent d'effectuer la triangulation de l'Iîgypte, la (îrande Pyramide leur servit de point de départ d'un méridien central qu'ils prirent pour origine des longitudes dans la région.
Or, quel ne fut pas leur étonncment lorsqu'ils constatèrent que les diagonales prolongées de la pyramide renferment très exactement le delta du Nil ; que le méridien, c'est-à-dire la ligne nord-sud passant par le sommet, divise le delta en deux secteurs rigoureusement égaux. Evidemment, ceci ne peut être attribué au hasard, ce résultat est voulu et il nous faut conclure que les constructeurs de cet immense monument étaient des géomètres de première force.
6 LEii ENIGMEij DE LA SCIENCE
Mais il y a mieux, et un examen approfondi montre qu'ils étaient des géographes hors pair.
De tous les méridiens .du globe, celui de la grande pyramide est le méridien idéal, puisqu'il est celui qui traverse le plus de continents et le moins de mers. Il est, d'ailleurs, exclusivement océanique à partir du détroit de Behring ; et, chose plus extraordinaire encore, si l'on calcule exactement l'étendue des terres que l'homme peut habiter, il se trouve que ce fameux méridien les partage en deux parties rigoureusement égales.
J'avais donc raison de le qualifier d'idéal, puisque c'est le seul qui soit fondé sur la nature des choses, le seul, par conséquent, qui ait une véritable raison d'être.
Si maintenant nous tirons un cercle parallèle à l'équateur et passant par le trentième degré de latitude, nous pouvons constater que ce cercle, est celui qui renferme le plus d'étendue continentale.
Eh bien ! la latitude du sommet de la pyramide s'en rapproche étonnemment puisqu'elle a comme valeur 29°58'5i". On crut tout d'abord à une erreur :rès faible de détermination, mais je ne le pense pas et voici pourquoi.
Si l'architecte avait calculé la place du monument lie façon qu'un observateur placé au pied de l'édilice vît le pôle du ciel à une haiiteur de 30 degrés exactement, il aurait dû précisément tenir compte d'un pliénomène connu sous le nom de réfraction atmosphérique. En raison de la densité des couches d'air, un rayon lumineux entrant dans notre atmosphère est dévié de sa route, nous ne le voyons
Coupe de la (rrande Hyramide de Chéops, montrant les chambres et les couloirs intérie\irs. Liinc îles fîaleries\-tait dirij^é vers l'Etoili; polaire de l'époipie.
T.es diagonales de la Grande Pyramide, prolongées, renferment exactement le delta du Nil et le méridien passant par le sommet de ^J^] l'édifice divise le delta en deux parties;,égales.
donc pas à son emplacement réel. Or, dans le cas qui nous occupe, le calcul montre que le milieu de la pyramide doit être théoriquement, à 29°58'5i" et 22 centièmes.
Les deux chiffres sont donc absolument identiques à 22 centièmes de seconde près ; l'écart est insigfnifiant et la concordance ne peut être plus parfaite.
En supposant que nous soyons en présence de coïncidences fortuites, il faut avouer qu'elles sont du moins très remarquables, et nous sommes loin de les avoir épuisées.
L'orientation des Pyramides, je l'ai déjà fait remarquer, est toujours très approximative. Il n'en est pas de même de la direction de la pyramide de Khcops. Les quatre côtés lui servant de base regardent exactement les quatre points cardinaux, puisque l'écart est h peine de 4 minutes et demie. Cette exactitude, vraiment extraordinaire quand on songe aux difficultés que nous rencontrons pour déterminer l'orientation d'un édifice même de nos jours à l'aide de la boussole, montre que l'architecte a dû employer des moyens astronomiques fournis par une science très avancée. Ici, le système des coïncidences fortuites n'est plus admissible, il faut en convenir bon gré mal gré.
Si nous passons dans un autre ordre d'idées, nous allons faire d'aussi curieuses constatations.
Hérodote rapporte que les prêtres égyptiens lui avaient enseigné que les proportions établies pour la Grande Pyramide entre le côté âf, la base et la hauteur étaient telles que le carré construit sur la