‹ Les ennemis de ChapelainChapitre 2 sur 122 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

pho ^e son quartier. » Il y avait d'autres assemblées que celles où des femmes du monde, grandes daip,es de la cour, ou bourgeoises de la ville, §pigneurs, cavaliers, beaux esprits, venaient se pâmer d'aise à la lecture d'un sonnet, d'un madrigal ou d'un popdeau. A côté de ces réunions, monds^ines autant que littéraires, provoquées par l'esprit de société au moins autant que par le goût des lettres, s'en trouvaient d'autres, moins brillantes à coup sûr, mais tout aussi estin;iables , et qui furent comme le berceau de nos diverses académies, de l'Académie française, de l'Académie des inscriptions et de l'Académie des sciences.

A, l'hôtel de Thou , au cabinet des frères Du Puy , ouvert tous les jours , mais où ne pénètre pas qui veut, se rendent les érudits et les lettrés en renom : François Guyet , les frères Valois , Pierre Petit, Ménage, Gassendi, Nicolas Rigault, Gabriel Naudé et multitude d'autres savants « de la grande bande , » comme les appelle Gui Patin. € Aussi renconire-t-on d'abord, rue des Poitevins, chez Jacques de Thou, puis, plus tard, rue de la Harpe, à la bibliothèque du Roi, une véritable galerie de personnages d'humeurs et d'aptitudes diverses qui , en apparence, ne semblent pas unis entre eux par un lien étroit , mais qui, en réalité , ont tous une seule et même qualité : la passion

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