OSCAR, REYNAL, MAURICE, HÉLÈNE, MADAME DE BEAUPRÉ, ADÈLE
REYNAL
Ah! le bon déjeuner!... Encore ici, tous doux!
À Oscar, graTement.
« Étoile de ma vie, idole de mon âme,
« Chère Adèle... »
ADÈLE, à part.
Grand Dieu !
DfADRICE
Reynal !...
REYNAL, à Adèle.
Restez, Madame!
A Maurice*
Dis-leur à tous, dis-leur par quelle indignité Un dangereux ami...
MADAME DE BEAUPRÉ
Mais...
MAURICE
C’est la vérité.
Oui, Reynal a raison, il n’est plus temps de feindre... Un dangereux ami, qu’il faut punir... et plaindre ,
Dans un ménage heureux, qui l’eût été du moins.
Qui va l’étre bientôt, vous eu serez témoins,
Apporta trop longtemps, malgré lui , je l’accorde.
Le trouble, le soupçon et presque la discorde.
REYNAL
Cher ami !...
H LES ENNEMIS DE I.A MAISON
MA U R 1 C K , à Hoynal.
C’est à moi que tu t’es confié?
REVN AL.
Certainement...
MAURICE
Tu crois à ma vieille amitié?
REYNAL
Sans doute; c’est sur toi, sur toi seul que je compte.
MAURICE, allant à Oscar .
Pour Reynal et pour moi , pardon, monsieur le comte!
OSCAR
Hein?
REY.NAL
Plaît-il?
MAURICE
D’anciens vers qu’il fallait dédaigner, Contre un ami fidèle ont paru témoigner.
A madame Reynal personne, je le jurer.
N’aurait osé jamais en adresser l’injure.
Je comprends qu’autrefois quelqu’un ait espéré Plaire à mademoiselle Adèle de Beaupré...
Autrefois?...
REYNAL
MAURICE
Pour cela serait-il raisonnable D’accuser tout le monde, excepté le coupable?... A l’exil éternel, franchement résolu,
II allait s’éloigner... Tu no l’as pas voulu. • Désormais de son cœur la blessure est guérie;
Il fait mieux que partir... il reste... et se marie...