M A URI C F
Abjure tout soupçon ;
— Tu n’avais d’ennemis (|ue toi. dans ta maison.
MADAME DE BEAUPRÉ
Croyez-le, croyez-nous, cliaciin ici vous aime.
OSCAR, à part.
Dans mes propres filets je me suis pris moi-même ; Fanchetle avait raison.
R F. Y \ A L , à part.
S’il m’avait écouté.
Avec mes beaux conseils... je l’aurais mérité.
A Maurice.
Pauvre garçon ! tu prends le parti le plus sage :
On a de bons moments, au total, en ménage.
Moutraot Hélène*
Tu la veux?... la voilà.
Aux autree.
J’étais un peu jaloux ;
Mais je ne le suis plus. Pardon ! pardon 1 — Et vous. Ma belle-mère, vous, l’âme de la famille...
M A DAME DK B K A U P R K .
Je reviendrai.
F.ES ENNEMIS DE LA MAISON
BEYNAL.
Comment! vous quittez votre fille?
MADAME DE BEADPBÉ.
Oui, je vous reviendrai, mais plus tard, de grand cœur 1 Quand vous serez enfin sûr de votre bonheur; « Quand vous ne craindrez plus une influence amie,k g Qui ne trahit jamais, quoique souvent trahie’.. *
— Quand je ne serai plus toujours là, sur vos pas. Vous m’aimerez un peu; je ne vous en veux pas.
Vous savez’ — Tout se calme ici-bas, c’est l’usage : L’ardent amour conrluit au grave mariage;
La folie au bon sens ; la haine à l’amitié ;
Bon ou mauvais, le rêve est toujours oublié ;
Dans la réalité toujours on se repose ;
Tout se commence en vers, et tout s’achève en prose. .
— A propos, j’oubliais que je pars, il le faut ;
Mais, les absents ont tort... je reviendrai bientôt.
REYNAL
Revenez, revenez 1 on n’est heureux qu’ensemble.
MADAME DE BEAUPRÉ
.Tusqu’à ce qu’un mari jaloux...
HÉLÈNE
Qui te ressemble...
REYNAL
Ait la sottise, un jour, de chasser, sans raison. D’excellents ennemis... qui gardaient sa maison !
l’VRlS. — mPRIMERIF. DE J. CLAYE , RBE SAINT-RENOIT, 7.
. N.t d’ invent: