Acte il, se, A
KSTHEU LT ArUALIE. 35î
Mais, à côté de ces tableaux terribles, Boyer a su placer des récils fralants. Tel est celui de l'arrivée de Judith dans le camp d'Iloloplierne :
Sit(H qu'elle a paru, le camp, de toutes part», Vers elle seule a fait aller tous ses regards.
Chaque soldat oublie ou suspend son devoir, Et plein d'une merveille étonnante et nouvelle. Croit que la beauté môme en habit de mortelle, Avec tous ses ajtpas vient se donner à vous '
Telle est encore la déclaration d'Ilolopherne, cet ennemi généreux et débonnaire, cet amant réservé et délicat que l'ingrate Judith « tue si méchamment », et qm mérite bien les larmes du bon financier de Racine ^ : Dès qu'il aperçoit cette aventurière, dont l'arrivée doit être fort suspecte, llolopherne est frappé d'une admiration pleine de respect, et sans savoir (jui elle est, pour quoi elle vient, quelle conliance elle mérite, il lui déclare qu'elle commande dans son camp :
Commencez à voir Que vos yeux sont ici plus craints que mon pouvoir. Vous ûtcs on ces lieux souveraine maîtresse.