‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 27 sur 146 · i TAMILLE DE COil^ElLLE · texte numérisé non relu

i TAMILLE DE COil^ElLLE

tina d'abord aux ordres, et il portait encore l'habit ecclésiastique lorsque, se décidant à chercher dans une autre carrière la réputation et la fortune, il s'attaqua hardiment pour ses débuts à Corneille et à Molière. Sa première œuvre fut une critique amère de la Sophonisbe, que les comédiens de l'hôtel de Bourgogne venaient de représenter *. Les éloges que Visé prodiguait aux acteurs faisaient encore mieux ressoi'tir la censure dont il frappait le poète. Ainsi cet homme, que nous verrons plus tard le panégyriste enthousiaste des derniers ouvrages de Corneille, commença par être son contradicteur. Il ne faisait en cela qu'imiter les écrivains du temps; car, nous l'avons déjà remarqué, Corneille, à l'époque de ses plus beaux succès, soud'rit de bien des attaques passionnées et injustes ; il subit ensuite l'affront plus sensible de l'indilTérence et de l'oubli. On ne commença guère à déclarer ses tragédies incomparables, à vanter ses dernières pièces, à s'indigner contre le goût public qui les délaissait, que lorsqu'il s'agit d'arrêter l'essor de Racine et de protester contre la renommée du nouveau poète. La haine et l'envie sont donc pour beaucoup dans cet enthousiasme aussi intolérant que subit ^ Nous avons bien le droit d'expliquer par ces passions misérables la conduite d'un homme qui, en même temps qu'il attaquait Sophonisbe, parodiait VÊcole des Femmes et la Critique de l'École des Femmes, et faisait paraître dans ces pièces satiriques beaucoup plus d'animosilé et de basse jalousie que de discernement et de finesse. Sa pièce de Zéiinde, ou la

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