Ibidem
SOCIETE DU XVir SIECLE. 01
celte pièce pour rabattre l'orgueil des partisans de lla-
.cine et pour la venger du « bruit importun de lia-
jazet * » ! « Il nous donnera encore Pulchérie, où l'on l'everra
La main qui crayonna Lu mort du grand Pompée et l'âme de Cinna. >>
Celte pièce, elle l'entend lire par lui chez M. de la Uocholbucauld : « Il nous lut, dit-elle, l'autre jour une comédie qui fait souvenir de sa défunte veine-. » Cependant, peu de temps après, elle est forcée d'avouer à sa tille que ses prévisions ont été trompées. Elle se borne à une courte phrase qui laisse voir son désappointement : « Pulchérie n'a pas réussi. » Sans doute, ce qui irrite encore son chagrin, c'est le triomphe de Mithridate. Avec quelle froideur elle dut accueillir, dans sa retraite des Rochers, l'éloge que M""' de Coulanges lui adressa de cette pièce ^ ! Que de réserves elle dut faire en elle-même, en lisant l'appréciation enthousiaste de sa cousine, qui appartient tout à fait à la nouvelle cour, et est toute gagnée au nouveau goût et aux nouveaux poètes !
Mais M'"" de Sévigné, plus âgée que M""" de Coulanges*, avait eu une autre éducation littéraire. Bien jeune encore, elle avait entendu Corneille lire ses tragédies à l'hùtel de Uambouillct; de bonne heure, elle s'était habituée à ne rien concevoir au-dessus de lui. Il