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soi'vaitMil leur caiiso cl les salons (|ni leur étaient ouverts, ils avaient aussi leurs cercles particuliers; et rAcîidéniie était comme un p;rand cercle d'où ils s'allaehèreut à écarter longtemps les nouveaux poètes et dont ils liiuMit le foyer de leurs intrigues.
Parmi ces auteurs, un de ceux dont l'inlluence fut le plus prolongée et le plus durable, est l'abhé ^lenage, mort seulement en lOD'i. Il avait été le maître, <>[ il était resté l'ami et l'admirateur de plusieurs grandes dames <|ue nous avons nommées, entre autres de M""" de Sévigné. A riiùtel de Hamhouillel, son rôle avait été considérable. Les premiers succès de Molière (irent pâlir son e'ioile. 11 se reconnut dans quelques traits des Pri>cieiises ridicules, et c'est à lui (ju'on prête ce mot lort sensé : « Il nous faudra brûler ce que nous avons adoré, » et adorer ce que nous avons brûlé. » H se signala cependant parmi les adversaires des nouveaux poètes, qui. du reste, ne le ménageaient pas. Hoileau, dans les .SV^tires, avait plus d'un mot à son adresse ; on crut que Molière avait pensé à lui en traçant le personnage de Vdilins (U's Fctnine^i minutes. Ménage vengeait connue il pouvait ses injures, et son esprit caustique, (jui l'empécha, dit-on, d'entrer à l'Académie française, lui permit sans (lout(^ de jouer i)lus d'un mécliant tour à ces poètes insolents et à leurs amis. (Iliaque semaine il avait chez lui une assemblée « où venaient, dit Boileau, beaucoup de petits esprits ' ». On y causait de littérature; sans doute on s'y armait surtout d'arguments et de colère contre la témérité des nouveaux poètes. On y lisait des vers à leur adresse, épigranmies, épitres, satires ; tantôt la Défense du poème héroïque de Uesnuirets et de sou illustre collaborateur, le duc de Nevers : tantôt ces pam-