‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 42 sur 146 · I. Nol(! lie la troisième satire · texte numérisé non relu

I. Nol(! lie la troisième satire

phlets de Pradon que Boileau se fait plaisamment annoncer dans l'épître à M. de Lamoignon :

Pradon a mis au jour un livre contre vous, Et chez le chapelier du coin de notre place, Autour d'un caudebec, j'en ai lu la préface.

Sans doute on ne manquait pas non plus d'y produire et d'y vanter les critiques publiées contre les tragédies de Racine ; on s'y réjouissait du juste châtiment infligé par M. de Nevers et M"" de Bouillon à ces intrigants qui avaient su confisquer à leur profit toutes les faveurs de la cour, tous les suiïrages du peuple ; qui, habitués « à répandre partout leur noire médisance », étaient toujours prêts à se défendre l'un l'autre, et à chanter mutuellement leurs louanges :

Si Boileau de Racine embrasse l'intérêt, A défendre Boileau Kacinc est toujours prêt; Ces rimeurs faux-filés l'un l'autre se chatouillent. Et de leur fade encens tour à tour se barbouillent'.

Les habitués du salon de Ménage composaient aussi le cercle de M"* de Scudéri, qu'il ne faut pas confondre avec sa belle-sœur. M"* de Scudéri, l'auteur du Cyrus. Cette dame, veuve à trente ans ^ de l'auteur du poème d^'Alaric, eut à cœur, pendant toute sa vie, de venger son mari des traits du satirique. Elle chercha vainement à exciter contre Boileau son ami le comte de Bussy- Rabutin'\ Elle ne manquait pas d'autres relations im-

1 . Pradon. ËpUreàAlcandre dans le Triomphede Pradon. Lyon, 1684.

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