‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 65 sur 146 · Mai · texte numérisé non relu

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(HU'l([ues circonstances, n"a pas manqué de lui rendre la pareille. Le poète était désespéré du mauvais succès (le la Satire des femmes, contre la(|uellc on se déchalnail (le toutes parts. « llassurez-vous, lui écrivit llacine, » vu honnne habile à manier répip:ramme, vous avez » attaqué un corps très-nombreux et (jui n'est que lan- » gucs : l'orage passera. » Pendant longtemps Boileau avait lui-même fait lecture de ses ouvrages à Louis \IV. Mais vers la lin de sa vie, retenu chez lui par la maladie et surtout par une forte surdité, il ne paraissait plus à la cour. Ce fut Ilacine qui lut au roi les trois dernières Ê pitres; c'est encore lui qui, à l'armée, fit connaître à M. le Prince et au prince de Conti ', la Satire des femmes, encore inédite. Au plus fort de la maladie qui l'emporta, il n'oublia pas son ami. Dans une lettre qu'il chargea son (ils d'écrire au manjuis de Cavoye pour obtenir le payement de sa pension, il voulut (jue Roileau fût aussi nommé. (( Faites connaître à Boileau, dit-il, que j'ai (lé son ami jusqu'à la mort. » llien n'est plus touchant (pie les adieux (pi'il adressa à ce fidèle confident de tous ses travaux, lorsque, se soulevant sur son lit, et l'embrassant une dernière fois, il lui dit : « Je regarde comme un bonheur pour moi de mourir avant vous. » Quoi de plus simple, déplus abandonné, déplus aimable, «que sa correspondance avec lui?

Mais rien n'inspire plus d'estime, plus de respect, plus de tendre sympathie pour Racine que la lecture des lettres à son fils. C'est le ton aiïectueux et grave d'un excellent père : sage et discret dans sa sollicitude et dans ses conseils, il sait garder la mesure entre une sévérité rebutante et une indulgence trop facile, et n'impose |)as ce qui ne doit être qu'insinué; il tempère sesexhor-

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