CHAPITRE VI
I.os protecteurs de Racine. — Sa iaveiir et ses charges à la cour. — Piété (le SCS tiernicrcs auiiécs attaquée par les chausonuiers du temps. — Sa mort.
Si les brillants succès de Racine, rinévitable compai-aison (|iii s'établit entre lui et le grand Corneille, la lutte des autours de l'Afïe de Mazarin avec l'esprit du nouvel àiie, la lonjïue querelle des anciens et des modernes, joints à quelques torts de caractère, ont donné au poète tant d'ennemis, il est certain que son crédit à la cour, la sympathie bien connue du roi pour son talent et pour sa personne, le rang qu'il occupa pendant la dernière partie de sa vie, ont influé sur l'ardeur t't la durée de ces hostilités. Nous avons déjà signalé ce parti de la vieille cour que des souvenirs politiques et littéraires rattachaient à une autre époque, et (jui conserva dans la seconde moitié du xvn* siècle le goût et l'esprit contemporains do la Fronde. Peut-être une pensée d'opposition timide se mélail-elle à cette lutte : on n'osait songer à combattre, même indirectement, la polili(iue du grand roi ; il fallait se résigner à vivre à l'écart, à rester spectateur inactil' et silencieux d'un règne qui se séparait avec soin du passé et en repoussait tout, les hommes et les choses. II était m(»ins dangereux et plus facile de fronder les portes aimés de la jeun<i