‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 102 sur 151 · Préface (THérode et Mariamne · texte numérisé non relu

Préface (THérode et Mariamne

252 HITHRIDATE.

porté et cruel. II punit du même coup Phamace qui Ta trahi. Cette dernière scène, en nous montrant jusqu'au bout le héros avec sa profonde intelligence de la politique romaine, avec cette haine d'un vaincu qui se console à là pensée des maux infligés au vainqueur, et qui compte sur les amis de Pharnace pour le châtiment du parricide^; cette scène complète TeSet de la tragédie. Elle affermit, elle achève notre admiration, et c'est avec une conviction plus forte que nous nous écrions : Non, les contemporains de Racine et la postérité ne se sont pas trompés. Ce n'est pas à tort que Boileau, La Bruyère, Voltaire, Vauvenargues, La Harpe, ont vu dans cette tragédie un des chefs-d'œuvre de la scène françaiscy et dans le caractère qui la domine un des plus beaux efforts de Tesprit humain. Ce n'est pas à tort qu'il ont jugé que Racine € avait l'âme tragique », et qu'ils ont accordé au peintre de Burrhus, d'Acomat, de' Mithridate et de Joad le talent de saisir et de retracer les héros'. Nous osons, après eux, soutenir que Mithridate est un héros ; nous osons trouver de la grandeur jusque dans ce personnage de Xipharès, trop sacrifié par Voltaire. Nous osons surtout admirer Théroîsme simple et sans étalage de Monime, et, avec un de nos maîtres', donner à cette noble femme le nom de Cornélienne et

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