‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 123 sur 151 · Ch. histov.y t. VII, p · texte numérisé non relu

Ch. histov.y t. VII, p

ESTnER ET ATHALIE. 335

ft je dis : falalc loi!

Quoi! faut-il voir un si grand roi Entre les mains de l'auteur d*Athalie M

Pour attirer à Racine des inimitiés puissantes, on ne manqua pas d'exagérer et d'envenimer les allusions qu'on croyait voir dans la pièce. L*altière Vasthi était M"* de Montespan; Aman fut Louvois. Ce n'était pas la première fois qu'on cherchait à exciter ce ministre contre les poètes chers à son rival d'influence, Golbert. Pradon avait reproché méchamment à Boileau de n'avoir loué ni Louvois, ni son père, Le Tellier*. JOn publia que Racine n'avait pas craint d'attaquer directement le fameux ministre, peu aimé de M"*** de Maintenon, en mettant dans la bouche d'Aman cette parole orgueilleuse échappée, disait-on, à Louvois : <i II sait qu'il me doit > tout I » Louvois et Le Tellier passaient pour les principaux instigateurs de la révocation de l'édit de Nantes, que Colbert, disait-on, aurait bien su empêcher^. Ce fut une raison décisive pour, faire de la persécution dgs juifs l'image de celle des protestants. Des couplets attribués à un jeune seigneur, le baron de Breteuil, depuis introducteur des ambassadeurs, expliquèrent toutes ces

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