‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 18 sur 151 · Hommes illustres. -^ Vie de Racine · texte numérisé non relu

Hommes illustres. -^ Vie de Racine

3. Né en 1618, mort en 1698; reçu à TAcadémie française en 1C36

» succès Tait rebuté ; toujours content de lui-même^ » rarement du public. » Cette facilité d*humeur, cette disposition à se consoler par son propre témoignage de l'indifférence des spectateurs^ est conGrmée par une épigramme de Furetière :

Quand les pièces représentées De Boyer sont peu fréquentées, Chagrin qu*il est d'y voir peu d'assistants, Voici comme il tourne la chose :

Vendredi la pluie en est cause, Et dimanche c'est le beau temps.

N'était-il pas d'ailleurs excusable d'avoir pour ses œuvres quelque complaisance , quand Chapelain déclarait *■ qu'il voyait en lui « un poète de théâtre qui ne cédait qu'au seul Corneille » ; quand Boursault, dans la Satyre des satyres, le défendait contre Boileau; quand les journau!L du temps, la Gazette en vers de Robinet, le Mercure galant, ne cessaient de vanter son style et ses œuvres? Enfin, tout à fait à la fin de sa longue carrière, sa persévérance ne sembla-t-elie pas justifiée par le succès extraordinaire de sa tragédie sacrée,. Judith?

Mais en dépit d'éloges que démentit, sauf une fois, l'indifférence du public, en dépit d*un triomphe qui, nous le verrons, fut éphémère, Boyer n'était pas pour Racine un concurrent bien redoutable. On en peut dire autant d'un autre auteur dramatique, compatriote et quelquefois collaborateur de Boyer, Le Clerc *, qui avait

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