‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 17 sur 151 · Boiloau. Ép. VII à Racine, v · texte numérisé non relu

Boiloau. Ép. VII à Racine, v

flattés d*étre ses égaux ^ Or, le succès de la tragédie d* Alexandre Tut éclatant; et bientôt parut Andromaque qui, au rapport d'un homme mal disposé pour Racine, du célèbre Charles Perrault, « fit le même bruit à peu près que le Cid ' ». Les riches promesses à* Alexandre se trouvaient cent fois dépassées par cette pièce, brillante inauguration d'un nouveau genre de tragédie. Racine prenait possession du sceptre tragique; l'ancienne popularité de Corneille renaissait en faveur du jeune homme qui allait eiïacer la trop longue vieillesse du grand poète, et balancer la gloire de sa maturité. Que devinrent les auteurs du temps qui avaient dû au silence ou à TaHaiblissement de Corneille et à l'absence de tout sérieux concurrent, de frivoles et fugitifs succès? Le plus célèbre et le plus gâté par le public, Quinault, se montra aussi le plus sage. Il risque encore, en 1668, une tragédie de Pausanias ; eu 1670, il donne Bellérophon; mais, après ces deux tentatives peu heureuses, il abandonne décidément une carrière où les succès sont devenus difficiles, et le public ne le retrouve qu'en 1672, dans un genre nouveau où son talent gracieux et élégant a tout son prix, dans l'opéra.

Les autres, bien inférieurs à Quinault, furent aussi plus obstinés. Tel est Tabbé Boyer ^, dont la première tragédie, la Porcie romaine, est de 1636 ; la dernière, Judith, de 1695. « Pendant cinquante ans, dit l'abbé » d'Olivet dans son Histoire de VAcadémiey il a travaillé » poiu* le théâtre, sans que jamais la médiocrité du

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