Lettre à une darne sur la Princesse de Clèves
dignes de Mascarille et de Trissotin^ Malgré Molière et Boileau, malgré les exemples de Racine, Boursault en est resté, pour le goût et pour le style, à Tâge de la Stratonice et de YOstoriu^. Et pourtant, dans sa préface, il parle bien complaisamment de son œuvre, il est bien fier de son succès I N'en a-t-il pas le droit, quand il peut s'appuyer du suffrage du grand Corneille, quand il peut raconter qu'en pleine Académie il est échappé à l'illustre poète de dire, à propos de Germanicus, qu' « il ne manquait à cette pièce que le nom de M. Racine pour être achevée* ». Certes nous ne serons pas étonnés, comme Boursault, qu'un tel jugement ait achevé la rupture entre Corneille et Racine. Nous l'excuserons seulement en disant que ces paroles étaient inspirées par un sentiment d'amer découragement. A cette époque, la tragédie de Pulchérie^ malgré les efforts des partisans de Corneille, avait échoué au milieu des applaudisse-