‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 62 sur 151 · Publiée en · texte numérisé non relu

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2. Brochure contre la signature pure et simple du Formulairey à M. Chamillard, docteur en Sorbonne (1665).

.3 En 1710.

lU CARACTÈRE IRRITABLE DE RACINE.

Après cette alTaire, tout rapport cessa entre Racine et ses anciens maîtres. Bien qu'il n'ait pas tardé à se repentir, bien qu'il ait même reconnu publiquement ses torts avec une courageuse humilité qui ferma la bouche à ses ennemis, il n'osa songer à la réconciliation qu'après sa conversion et son mariage. Un autre fruit de la querelle, ce fut la haine que Barbier d'Âucour, beaucoup moins modéré qu'Arnaud et Nicole, voua dès lors à Racine. Le désir de venger les Lettres visionnaires le rangea parmi les ennemis littéraires du poète ; et, neuf ans après l'affaire de Port-Royal, il saisit l'occasion d'une édition que Racine donnait de ses neuf premières pièces de théâtre*, pour publier contre lui une longue satire en vers, intitulée : Apollon vendeur de Mithridate, ou Apollon charlatan. En lisant cette fade et plate diatribe, qui fut pourtant vantée par quelques auteurs du temps comme le modèle d'une plaisanterie fine et délicate, on ne la trouve pas sans doute indigne de la Réponse à Racine, et l'on présume que VOnguent sur la brûlure a dû être écrit en vers de cette force. Mais il est plus difficile de s'expliquer comment l'auteur, dans un ouvrage publié quelques années plus tôt (1671), les Sentiments de Cléanthe^ a pu faire preuve de jugement et de goût, saisir avec esprit et pénétration tous les côtés faibles du livre du P. Bouhours', et réfuter diverses opinions du jésuite avec une finesse digne des meilleures plumes de Port-Royal. U faut croire que la poésie n'était pas le fait de Barbier d'Ancour, et qu'il forçait son talent en le pliant à la satire et aux badinages malins ou prétendus tels. D'ailleurs, il a sans doute pris modèle sur les gazelles du

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