‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 97 sur 151 · Act. V, se · texte numérisé non relu

Act. V, se

enlèvent et font frissonner », qu'à la perfection soutenue et au pathétique puissant de Racine. Mais elle n'aurait pas dû resteindre à Tagrément le mérite de la tragédie nouvelle. Elle aurait dû appliquer à la critique de Bajazet le principe qu'elle professe en faveur de son vieil ami : « pardonnons-lui de méchants vers en faveur » de divines et sublimes beautés qui nous transpor- » tent. » Les endroits « froids et faibles » qu'elle trouve dans les pièces de Racine devaient lui être pardonnes en considération de tant de beautés de sentiment, de passion et de caractères^ d'un art si consommé dans la conduite de l'action, de tant de naturel et de variété, de délicatesse et d'harmonie dans le style. Si Racine eut connaissance de ces critiques, elles durent lui être plus sensibles que celles du Mercure ou de la Gazette en vers. Mais la voix des censeurs se perdait dans le bruit des éloges et des applaudissements dont il était comblé. Sans se troubler de ces rares protestations, il se livra avec cette sage lenteur, ce travail patient et consciencieux, ce respect de l'art et du public qui font la supériorité des auteurs du grand siècle, à l'étude et à l'exécution de son Mithridate.

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