‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 96 sur 151 · Lettre du 15 janvier · texte numérisé non relu

Lettre du 15 janvier

S. Lettre du 9 mars 1672

Ui fiAJAZET.

16 mars que se trouve son jugement le plus explicite et le plus rigoureux. Elle trouve que le personnage de Bajazet « est glacé ». Elle reproduit la critique de Corneille et du Mercure : « les mœurs des Turcs sont mal .observées ; ils ne font point tant de façons pour se marier. » Elle en ajoute une autre sur le dénoûment : « il n'est pas bien préparé: on n'entre point dans les raisons de cette grande tuerie. » Une admiratrice de l'auteur de Rodogune devait peut-être moins se formaliser d'un dénoûment sanglant ; en outre, ce dénoûment, que Boileau ^ admirait à l'égal de l'exposition, nous sCTible très-bien motivé et très-clair. L'ordre de Roxane a fait périr Bajazet ; elle-même a été frappée par l'envoyé d'Âmurat, Orcan, dont Tarrivée est annoncée au troisième acte, et que le sultan

Avait chargé secrètement De lui sacrifier Vamante après l'amant *.

Ces paroles d'Osmin achèvent l'explication de la catastrophe: aucun embarras, ce nous semble, ne peut rester dans l'esprit du spectateur ou du lecteur.

La conclusion de M"" de Sévigné est « qu'il y a des » choses agréables dans la tragédie, mais rien de par- > faitement beau, rien qui enlève, point de ces tirades 9 de Corneille qui font frissonner; » et cette dernière ligne amène un nouvel hymne à la gloire du vieux poète. Nous l'avons dît, ces préférences sont très-justifiables. Sans parler de tant d'autres motifs, on comprend que l'esprit de M"* de Sévigné ait été plus sensible aux traits sublimes de Corneille, à ces tirades oc qui

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