‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 99 sur 151 · janvier 1G · texte numérisé non relu

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MITHRIDÀTE. 245

langes à M"* de Sévigné de Tadmiration de cette dame et de l'enthousiasme de la cour, dont elle exprime les sentiments autant que les siens : « Mithridate^ écriyait- » elle S est une pièce charmante : on y pleure, on y est » dans une continuelle admfration ; on la voit trente » fois, on la trouve plus belle la trentième que Ja première. » Robinet, sauf le style, ne s'exprime pas autrement. Il devait pourtant avoir sur le cœur la mauvaise fortune de Pulchérie qu'il avait célébrée dans sa Gazette, et où il avait trouvé une si « noble critique» du genre et du poète à la mode. Cependant, il s'abstint, en parlant de Mithridate, de toute attaque, de toute insinuation, et il semble l'admirer aussi franchement que la cour \

Seul Visé resta Gdèle à son système de dénigrement, et il retrouva, pour rendre compte de MithridatSy l'ironie dont il avait assaisonné sa critique de Bajazet» « J'aurais, » dit-il^ longtemps à vous entretenir, s'il fallait que je » rendisse un compte exact des jugements qu'on a faits » du MithridateAe M. Racine. Il sTplu comme font tous » les ouvrages de cet illustre auteur. » Ainsi Visé commence par reconnaître le succès de la pièce; mais cet aveu renferme une protestation rendue plus claire par d'autres passages voisins sur le CléodatedeTh. Corneille et sur le Démarate de Boyer. Visé, ne pouvant contester les triomphes de Racine, a pris le parti de les rejeter sur des cabales, sur un fol engouement, sur la bonne fortune de l'auteur. La tragédie de Mithridate prouve clairement, au jugement de Visé, la force de « la préoccupation favorable à l'auteur ». Il a complètement bouleversé l'histoire ; il a ridiculement travesti le carac-

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