‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 123 sur 156 · Acte II, se · texte numérisé non relu

Acte II, se

N'importe ; écoutons tout, et ne négligeons rien.

Subligny s'amuse ensuite aux dépens de « l'arrivée » bourgeoise » de Thésée, de sa crédulité, de sa prière à Neptune, « aussi injuste que mal digérée » , du trouble naturel et touchant de ce père courroucé, mais ému à la pensée de la mort qui va frapper son fils même criminel. Le critique daigne trouver du bon dans la scène merveilleuse de la jalousie, et approuver le détour adroit par lequel Tauteur « remet la rage dans le » cœur de Phèdre ». Mais au lieu de se récrier sur des beautés si neuves, que rien ne surpasse dans aucune littérature, il s'attache à chicaner quelques mots*. Il trouve le discours d'Œnone pour calmer les remords de sa maîtresse fait à contre-temps ; il condamne comme mal placée la réflexion morale de Phèdre sur les flatteurs : « Elle n'a pas assez de sang-froid pour pro- » noncer ces judicieuses sentences. » Quoi ! la magni-

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