‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 18 sur 156 · Né en 1618, mort en 1698; reçu à TAcadémie française en · texte numérisé non relu

Né en 1618, mort en 1698; reçu à TAcadémie française en

» succès Tait rebuté ; toujours content de lui-même, » rarement du public. » Cette facilité d'humeur, cette disposition à se consoler par son propre témoignage de l'indifférence des spectateurs, est confirmée par une épigramme de Furetière :

Quand les pièces représentées De Boyer sont peu fréquentées/ Cha^n qu'il est d*y voir peu d*assistants, Voici comme il tourne la chose :

Vendredi la pluie en est cause, Et dimanche c*est le beau temps.

N'était-il pas dVilleurs excusable d'avoir pour ses œuvres quelque complaisance , quand Chapelain déclarait ^ qu'il voyait en lui « un poète de théâtre qui ne cédait qu'au seul Corneille » ; quand Boursault, dans la Satyre des satyres, le défendait contre Boileau; quand les journaux, du temps, la Gazette en vers de Robinet, le Mercure galant, ne cessaient de vanter son style et ses œuvres? Enfin, tout à fait à la fin de sa longue carrière, sa persévérance ne sembla-t-ette pas justifiée par le succès extraordinaire de sa tragédie sacrée, Judith?

Mais en dépit d'éloges que démentit, sauf ùïie fois, rindifierence du public, en dépit d'un triomphe qui, nous le verrons, fut éphémère, Boyer n'était pas pour Racine un concurrent bien redoutable. On en peut dire autant d'un autre auteur dramatique, compatriote et quelquefois collaborateur de Boyer, Le Clerc ', qui avait

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