‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 30 sur 156 · Mercure, t. III, p · texte numérisé non relu

Mercure, t. III, p

» que les autres du même auteur ^ » Quelques années plus tard *, triomphe-t-il du succès d'une autre tra* gédie de son collaborateur, le Comte éPEssex? « La » gloire, remarque-t-il, en est d'autant plus grande » pour M. Corneille le jeune, que, ne prévenant jamais » les suffrages ni par des lectures ni par des brigues, il » peut s'assurer que ce qui réussit de lui mérite tou- » jours de réussir. » Ainsi, dans les succès comme dans les revers de ses amis, toujours se mêle une pensée amère contre Racine. S'il fait l'éloge de Corneille, il ajoute aussitôt : « Les gens qui lui portent le plus d'envie » lui doivent la réputation qu'ils ont eue pour leurs » ouvrages, puisqu'ils ne les auraient peut-être jamais » faits, si M. de Corneille n'avait point travaillé pour » le théâtre^. » Et ailleurs : a C'est le seul de qui » on peut louer les ouvrages sans les avoir vus, et de » qui, malgré le grand âge, on doit toujours attendre » des pièces achevées. » Qu'est-ce donc quand il rend compte de Bajazetj de Miihridats ou de Phèdre? Que de frais d'esprit et de malice, soit qu'il parle a du mérite » de l'auteur, mérite si grand qu'on ne peut trouver » de place sur le Parnasse aujourd'hui digne de lui être » offerte » ; soit qu'il prenne pour sujet d'amplification le mot de Corneille à Segrais, et qu'il raille la galan* lerie française de Bajazet ou la mort chrétienne de Mithridate I L'examen complet de ces critiques trouvera place dans une autre partie de ce travail. Il nous suffît pour le moment d'avoir montré la passion et ^a haine systématique de Visé, et d'avoir signalé les rédacteurs du Ûercurecomm'à les adversaires intraitables de notre poète.

Page 1