‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 6 sur 156 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

Au commencement du volume, nous avons ajouté deux pages sur Tadolescence et les études de Racine. Ce développement nouveau nous avait été demandé, et nous Tavons jugé d'autant plus utile, que cette partie des Mémoires de Louis Racine renferme quelques erreurs. D'après les indications d'un de nos juges les plus éminents, M. Saint-Marc Girardin, nous avons aussi complété Texamen de la tragédie de Bajazet par l'étude rapide d'une nouvelle de Segrais, dont le sujet est presque identique.

Il est un point capital sur lequel, après de sérieuses réflexions, il nous a été impossible de rien changer à nos jugements, c'est l'appréciation même du génie et des œuvres de Racine. Cinq années nouvelles d'études et d'enseignement n'ont fait qu'aflermir nos goûts et nos convictions. En relisant avec attention notre travail, nous croyons encore avoir distribué équitablement la critique et l'éloge. Quand la vérité nous semblait être du côté des adversaires de Racine, nous n'avons pas hésité à prendre parti pour eux ; nous avons été, p^r exemple, avec Saint-Évremond contre Alexandre^ et souvent avec Vïllars contre la tragédie de Bérénice,

Nous croyons aussi avoir rendu un hommage i^incère et non équivoque au génie du grand Corneille. Sans doute il nous est impossible d'admirer les œuvres de sa longue vieillesse; quelques beaux vers, quelques traits sublimes, ne compensent pas, pour noigis, la complication fatigante de l'intrigue, l'invraisemblance des situations et des caractères, l'obscurité et la roideur habi-

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