‹ Les ennemis de Racine au XVIIe siècleChapitre 78 sur 156 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

LES PLAIDEURS (nov. 1068); BRITANNIGUS (die 1608).

Quelques mots sur la composition et le sucôès des Plaideurs. — Les deux préfaces de BritanrUcus. — Compte rendu de Robinet. — Compte rendu de Boursault. — Jugement de Saint-Êvremond. -* Quelques critiques de l'abbé Dubos et de Fontenelle.

Nous ne parlerons qu'en passant de la pièce des Plaideurs, dont l'histoire est bien connue. Racine, dans sa préface, a raconté lui-même l'origine de cette œuvre amusante, qu'il destinait d'abord à la troupe bouffonne des Italiens. Il explique comment il la composa, moitié avec les encouragements, moitié avec le concours de ses amis, dont les noms nous sont connus par le commentateur de Boileau, Brossette. C'étaient, outre le satirique, La Fontaine, Chapelle , Furetière, et quelques autres dont le rendez-vous habituel était la maison d'un traiteur fameux, à l'enseigne du Mouton. Là on prépara à frais communs « Tamusement t> des Plaideurs : chacun apporta son contingent; l'un fournit les termes du Palais S Tautre^ donna l'idée de la dispute entre Chicaneau et la comtesse, et fit tracer ce personnage sur le

1. Selon Louis Racine, ce fut M. de Brilhac, conseiller au parlement.

2. Boileau, Chez son frère Jérôme, le greffier, il avait été témoin d*une aventure semblable entre la comtesse de Gressé et un ancien président à la four des monnaies.

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