‹ Les ennemis des curés [microforme]Chapitre 13 sur 25 · QUÉBEC N. 8. HARDY, LIBRAIRE-ÉDITEUR · texte numérisé non relu

QUÉBEC N. 8. HARDY, LIBRAIRE-ÉDITEUR

La Sainte-Vierge et l’Annonciation

Le bon Dreu, en créant le monde, l’a fait pour son Fils unique, Notre- Seigneur Jésus-CrisT, qui devaït se faire homme et descendre sur la ‘terre au milieu des temps. Parmi toutes les créatures qui étaient ainsi destinées

à former le grand royaume de son Fils,

Drev en fit une qu'ilcombla de grâces,

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de bénédictions, de privilèges tout extraordinaires, afin qu’elle pût être la digne mère de ce Fils unique ; qui est vrai DIEu avec le Père et le Saint-Esprit. Cette créature, unique et incomparable, c’est la Sainte-Vierge Mate, que ta bonne mère t'a fait connaître et chérir dès les premières années, mon cher petit enfant.

Dreu l'envoya au monde quarante siècles après la création d'Adam et d’Eve ; et il l’a fit naître de deuxsaints époux, déjà avancés en âge, appelés Joachim et Anne. Dès sa petite enfance, Mate fut élevée dans le temple de Jérusalem par les femmes pieuses qui se dévouaient au service de D1Ev, aux bonnes œuvres et à la prière. A l’âge de quatorze ou quinze ans, MARIE fut fiancée à un très-saint homme de sa famille, nommé Joseph ; et elle vint habiter dans la petite ville de Naza-

reth en Judée, sur les bords de la mêr de Galilée.

La vierge MARIE, plus pure et plus douce que les Anges, passait toutes ses journées à prier et à travailler, dans l’'humble solitude de cette maison de Nazareth. Elle ignorait les grands desseins que le bon DIEU avait sur elle :

et, en demandant chaque jour dans ses prières la grâce de voir, avant de mourir, e Drzu-Sauveur, le Christ promis et attendu dès le commencement du monde, elle aspirait au bonheur d'être la servante de la Vierge, qui, selon les antiques prophéties, devait l’enfanter.

Le 25 mars de l’année 4004, et de la première année de l’ère chrétienne, la Sainte-Vierge, plus recueillie que jamais dans la prière et embrasée d’un amour extraordinaire pour le bon DIeu

s'était retirée dans une petite grotte,

(que l’on vénère encore à Nazareth), creusée dans la montagne au pied de laquelle s'élevait son humble demeure.

Tout à coup une grande lumière brilla devant elle, et un Ange, revêtu d’une forme humaine, se présente à sa vue.

C'était l’Archange Gabriel, un des sept grands Séraphins, qui, dans la gloire du ciel, se tiennent devant le trône du Seigneur. Il venait, de la part du Père, du Fils et du Saint-Esprit, annoncer à MARIE qu'elle était la créature choisie de toute éternité, pour recevoir du ciel et pour donner à la terre le Christ, c'est-à-dire, le Fils de Drev se faisant homme.

S'inclinant profondément devant la Sainte-Vierge, l’Archange Gabriel, au nom du ciel tout entier, la salua en ces termes : ‘“ Je vous salue, Ô pleine de ‘ grâce! Le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les ‘ femmes.”

co pie.

L’humble ManRte, en voyant cet Ange et en entendant ce magnifique salut, fut toute troublée ; elle gardait

le silence, se demandant à elle-même

ce que cela voulait dire... Gabriel reprit avec un religieux respect : Ne ‘ craignez point, Ô MaRiE! car vous ‘ avez trouvé grâce devant le Seigneur.

‘ Vous allez concevoir et enfanter un “ Fils, et vous l’appelerez Jésus. Il ‘ sera très grand, et son nom sera le ‘ Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu “ lui donnera l'héritage royal de David “ son père, et il règnera éternellement ‘“ sur la race de Jacob, et son règne ‘t n'aura point de fin.”

Marie et Joseph avaient fait vœu l'un et l’autre de rester toujours consacrés au service du Seigneur, comme le font encore maintenant les Religieux et les Religieuses; et ils ne s'étaient mariés que pour s’aider l’un l’autre à

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