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Jésus est counme la porte du ciel, par où passe le bon Dieu pour descendre au milieu de nous, et par où nous passons pour aller au ciel et posséder éternellement le bon Dre.
Nous devons donc prier et adorer Dieu avec Jésus Adorateur. Nous devons aussi prier comme JÉSUus Adorateur, et udorer comme Jésus Adorateur, g’est-à-dire avec un très-grand respect de la majesté de DrEu, avec un trèsgrand amour de sa bonté infinie, avec une soumission très parfaite à toutes ses volontés, avec une grande joie, avec une grande simplicité, comme de vrais enfants en présence de leur Père céleste.
Nous devons prier et adorer DIEU en Jésus, c est-à-dire que nous devons tou- Jours chercher le bon Dieu en son Fils unique JÉsus-CHRIST, parce qu'il est
là, et parce qu’il n’est que là. En effet, bien que JÉSus soit la seconde personne de la Sainte-Trinité, et non pas la première, ni la troisième, cependant le Père et le Saint-Esprit lui sont tellement unis, qu'ils sont en lui comme dans leur temple parfait. Celui qui voit l’Enfant-Jésus, voit le Père céleste, celui qui aime l'Enfant-JÉSUS, aime Dreu son Père; celui qui écoute l’'Eufant-JÉSUS, qui reçoit lEnfant-JÉsus, écoute et reçoit le Saint-Esprit, qui est l'Esprit de Jésus. C’est donc en Jésus que tu dois toujours, mon cher enfant, aller chercher ton Dieu pour l’adorer, pour le prier, pour lui rendre tous les devoirs de la Religion. Le bon Diru veut que tu viennes à lui par cette voie ; et tui, si tu refuses de la prendre tu ne pourra arriver à DIEU ni en ce monde, ni dans l’autre, ‘Je suis la # voie, a dit Notre-Seigneur dans son
Dar une
“ Evangile ; et si quelqu'un passe par ‘ moi, il sera sauvé.”
Je vous adore donc de tout mon cœur comme mon DiEu, Ô irès-saint Enfant-Jésus! et èn même temps, je viens à vous pour prier etadorer dignement. Je m’unis à votre cœur, à votre âme sainte, à vos chères petites lèvres, à votre humanité adorable pour rendre à mon Père céleste, qui est le vôtre, tout ce que je lui dois d'adoration, de respect, d'hommages et de prières,
Saint Enfant-Jésus, suppléez à ce qui me manque, et daïignez offrir mes pauvres petites prières, si faibles, si distraites, à la majesté infinie du bon DIEU, qui met en vous seul toutes ces complaisances !
Dans sa c:èche, comme dans le sein
de sa mère, l’Enfant-Jésus avait pour première occupation l’adoration: par-
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faite de Dreu son Père; et comme c'était un DIEU qui adorait ainsi, ces adorations avaient un mérite infini, étaient vraiment dignes de la grandeur et de la majesté de Dev ; et la prière de l'Enfant-JéÉsus était à la hauteur du Seigneur trois fois saint que le ciel et la terre ne peuvent contenir. La Saint-Vierge et saint Joseph, ainsi que tous les Anges du ciel, s’unissaient autant qu’ils le pouvaient, aux adorations de l'Enfant-Jésus. Faisons tous de
même.
L’Enfant-Jésus Sauveur et Victime.
Le petit Enfant de la crèche n'est pas seulement le Fils éternel de Dreu
fait homme; il est de plus le Sauveur et la Victime des pêcheurs,
Le péché est la mort de l'âme; car la vie de l’âme, c’est son union avec le bon Dieu, et le péché sépare l’âme de Dieu. En péchant, nous nous étions donc tous condamnés à mort, et nous étions perdus éternellement sans la miséricorde infinie de notre Père céleste, qui a daigné nous envoyer son Fils Jésus pour qu'il prit sur lui l’expiation de tous nos péchés, et qu'il devint ainsi notre Sauveur et notre Victime.
En se faisant homme, le Fils de Dieu, obéissant à cette volonté de son Père céleste et entrant dans les vues de sa miséricorde, c’est donc chargé volontairement de toutes nos fautes et il s'est présenté devant la face de son Père, comme la Victime universelle
ur
du péché, comme le grand Pénitent.
de l’humanité tout entière, comme
l’Agneau innoczut qui allait sauver là
vie de tout le troupcau, en s’offrant à.
la mort au nom et à la place de tous les autres. Quel amour et quelle bonté,.
n'est-il pas vrai ?
À cause de cela, dès le premier mo-ment de sa naissance, l’£nfant-Jésus a été traité par la justice de son Père avec la rigueur que nous méritions :
lui ne la méritait pas, puisqu'il était le très-saint Fils de Dieu, mais il la prenait sur lui pour nous en exempter; nous la méritions pour lui, et il la méritait en quelque sorte à cause de nous.
L'innocent s'offrait à la place des coupables pour les sauver ; car il les aimait plus que lui-même, Oh! .combien nous devons, nous aussi, aimer Jésus, notre Rédempteur! Combien
nous devons aimer, vénérer et adorer ses larmes, ses souffrances, ses humiliations de toutes sortes, .son obscurité, son sang et sa mort ! Tout cela est le prix de notre salut; tout cela est la marque de l’immensité de son amour !
Si Notre-Seigneur n'avait pas pris sur lui l'expiation de nos péchés, il aurait paru devant nous comme un Roi de gloire, resplendissant de la majesté de Dieu; il eût été tout lumineux, tout admirable ; sa puissance n’aurait pas eu de bornes, en un mot, il eût été aux jours de son Incarnatien ce qu'il sera à la fin du monde, quand il redescendra sur la terre, dans la gloire de son Père, environné de ses Anges, pour juger les vivants et les morts, c'est-à-dire les élus et les réprouvés.
Mais non : JÉSUS, pour nous racheter, a dépouillé tous les vêtements de sa