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gloire : il a laissé tous les rayons de sa
divinité, et il est apparu au milieu des
je, hommes comme un pénitent, comme |) m un coupable frappé par la justice di- | ‘. vine; nous l'avons vu pauvre, dénué il ; de tout, anéanti, soumis au travail et |} is à la douleur, pleurant, suppliant : nous il il l'avons vu trahi et agonisant, souffleté 14] n et outragé de mille manières, persé- |
cuté, bafoué, condamné à mort ; nous h l'avons vu crucifié, mourant et mort ; ÿ nous l’avons vu réduit à l’état de cadavre ! tout cela pour l’amour de nous, noi pécheurs indignes ; tellement indignes 1 que beaucoup d’entre nous passent fl leur vie à oubiier ce Sauveur, à blasphèmer cette Victime, et à lui dire:
Nous ne voulons point de toi!
O mon petit enfant, toi du moins, console JÉsus par la ferveur de ton amour ! Seras-tu un ingrat comme les
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autres? T'éloigneras-tu de Celui qui, pour te faire du bien, est descendu du ciel en terre, afin d’y souffrir et d'y mourir pour l'amour de tun âme ?
Aïme-le, aime-le de tout ton petit cœur ; et quand tu prononces le nom sacré de JÉSUS, n'oublie pas que JÉsuS veut dire Sauveur, et que c’est à l’Enfant-Jésus, à l'Enfant-Sauveur que tu dois la vie de ton âme, ton bonheur dans le temps et dans l'éternité.
Malheur aux ingrats! ‘Si quel- “ qu'un n'aime pas Notre-Seigneur + Jésus-CHRIST, s’écrie l’Apôtre saint ‘ Paul, qu'il soit anathèine ! ”
L'Enfant-Jésus pauvre
La pauvreté est une des punitions du péché. Adam innocent, notre premier père, était le maître du monde.
“ Je te donne la terre, lui avait dit le “bon Drev: ei tu régneras sur elle, ‘et sur toutes les plantes, et sur tous ‘ les oiseaux du ciel, et sur tous les.
“ poissons de la mer, et sur tous les “animaux.” En péchant, Adam a perdu sa royauté, et de très-riche, il est devenu pauvre.
JÉSUS, pour expier le péché, a donc.
dû se faire pauvre, lui aussi ; pauvre.
volontaire, pauvre par miséricorde et.
par charité; pauvre, pour rendre à
tous ceux qui croient en lui et qui l'aiment, le royaume et la couronne . de l'éternité.
Il a pris sur lui la pauvreté avec toutes ses rigueurs, avec toutes ses douloureuses privations ; il a voulu que sa mère et son père adoptif, tous deux de race royale, fussent réduits à la pauvreté ; ila voulu naître, comme un enfant de rebut, dans ung misérable grotte, ouverte à tous les vents et bonne tout au plus pour abriter des animaux ; les langes dont il a été enveloppé et que l’on vénère encore à Rome avec le bois de la crèche, sont si grossiers, si rudes, que les enfants les plus indigents n’en ont pas d'aussi eommuns ; sa première couche a été une auge de pierre grossièrement taillée, et une pauvre crèche, un misérable ratelier en bois, qui n’appartenait à
personne, tant il était indigne d’avoir un maître ! Voilà quelle a été l'entrée de l’'Eufint-JÉsus dans le monde. Pauvreté, privations, délaissement uni-
versel… telle semblait être sa divise.
À Nazareth, il voulut être presque aussi pauvre qu'à Bethléem : il voulut que son père et sa mère vécussent au jour le jour, du travail de leurs mains ; il a voulu plus tard travailler lui-même comme un pauvre apprenti, comme um artisan qui n’a pour toute richesse que ses deux bras ; et toute sa vie a été ainsi la préparation à ce dépouillement suprême dans lequel il a voulu mourir, nu, sur une croix, plus pauvre encore que dans sa crèche ; là du moins il avait des langes.….
Pauvres, réjouissez-vous: le bon Drev s’est fait semblable à vous ; il est descendu jusqu’au fond de votre mi-
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sère ; il a connu par expérience vos angoisses et vos privations si dures; si vous l’aimez, il vous prépare son royaume dans le Paradis, et 1l partagera avec vous les trésors sans mesure de sa toute puissance.
Riches de la terre, prenez garde à vos richesses: ce sont de faux biens que Jésus a dédaignéset quiempêchent bien souvent ceux qui les possèdent, d'aimer et dé vouloir les biens véritables, les richesses éternelles. Prenez garde à vous ! il faut vous détacher de tout cela, au moins par le cœur et par l'esprit: si vous aimez l’argent, si vous n'aimez pas la pauvreté, la pauvreté de Jesus, vous ne pourrez pas prendre place parmi ses disciples, et vous ne pourrez jamais entrer dans son bienheureux royaume.
Donc, mon petit enfant, aime ia
pauvreté et les pauvres, pour l'amour de ton Jésus pauvre : détache-toi de fout, pour ne tenir qu'à Jésus, qui est le grand trésor du ciel et de la terre.
Comme l’Enfant-Jésus était détaché de tout pour l'amour de Dieu son Père; ainsi toi, sois détaché de tout pour l’amour de Jésus-C hrist ! N’aime que ce qu'il aime, n’estimc que ce qu'il estime ; et regarde-toi toujours comme très-riche si, par la grâce, tu possèdes l'Enfant-Jésus dans ton cœur.
L’'Enfant-Jésus innocent
L'innocence, c’est l’abscence de tout vice, de toute souillure. Un enfant est mnocent quand il est tout pur et tout
bon. Le saint Enfant-Jésus était innocent comme l’innocence même: de même que le bon Dreu est plus que bon, puisqu'il est la Bunté elle-même, de même l’Enfant-Jésus était plus qu'innocent, car il était l’Innocence même, l’Innocence incarnée, l’Innocence sous la forme d’un petit enfant.
Jésus déteste tellement iout ce qui est péché et souillure, que jamais personne ne pourra le comprendre. Il repousse le vice, comme la lumière repousse les ténèbres, comme le feu repousse le froid. Son cœur, dans la crèche, était le sanctuaire de la pureté, et comme la source que le bon Dieu ouvrait et présentait à tous les hommes pour qu’ils y vinssent puiser le pardon de leurs péchés et la pureté de leurs consciences, En Jésus nous retrouvons le trésor divin de l’innocence, perdu jadis par nos premiers parents.
L’'Enfant-Jésuis très-innocer:t ne veut autour de lui que des cœurs innocents et purs. La Sainte- Vierge était toute belle d’innocence, et il n'y avait en elle aucune tache, pas même la tache du moindre péché vémiel, autant qu'une simple créature pouvait être digne de porter et d’enfanter Dieu, la très-sainte Vierge MARIE était digne de son divin fils Jésus. Il en était de même, à proportion, de saint Joseph :
son âme était également toute sainte, et le péché lui était tout à fait étranger.
Si les Bergers et les Mages n'avaient pas cette pureté parfaite, du moins e étaient des âmes droites, sincères et vraiment innocentes, qui aimnient la vérité et le bien, et qui ne résistaient pas aux bonnes inspirations de la grâce.
Ainsi devons-nous faire, tous tant
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que nous sommes, nous qui aspirons à l'honneur de former la cour du saint Enfant-Jésus. Pour être admis dans l'intimité du très-grand et très petit Roi de la crèche, il faut porter ses livrées, qui sont toutes blanches et toutes innocentes. Personne ne peut approcher de lui avec une autre robe que la robe de la pureté, que le vêtemene de la sainte innocence. Loin de lui les impurs ! s’ils osaient le toucher, il les frapperait comme des sacriléges.
Et cependant, voie, mon cher enfant, combien Jésus est bon et miséricordieux : il appelle à lui tous les pêcheurs, tous les pauvres impurs ; et, s'ils se repentent, il les purifie si parfaitement que, de mauvais, ils sont changés en bons, d’impurs en très-purs, capables désormais de prendre place au miliea des Anges, avec les Mages et les Bergers, à la suite de Joseph et de Marin.
Tu as sans doute commis bien des fautes déjà dans ta pauvre vie: déjà peut-être tu as perdu la blanche robe d’innocence, la belle robe de ton baptême... Pauvre petit, viens, et n’aie pas peur: ton Roiest ton Sauveur, ton doux Sauveur ; prosterne-toi à ses pieds; dis-lui: Mon Dieu, j'ai pêché, j'ai fait de mauvaises et vilaines choses. pardonnez-mol; purifiez-moi ; rendez-moi la grâce de mon baptême, afin que je puisse demeurer en votre présence, et ne pas être pour vous un objet de douleur et de dégoût. A partir de ce jour, Ô mon cher petit M:ître, je n'offenserai plus votre doux amour.
Jamais je ne perdrai plus votre grâce, et je veux, par l'innocence de ma vie, mériter l'honneur d'êire toujours votre disciple et votre ami sur la terre, et, dans le ciel, le compagnou de votre éternel bonheur. ”
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L’'EBafant-Jésus doux et humble
Notre-Seigneur, enseignant un jour le peuple d'Israël, terminait ainsi un de ses divins sermons : “ Venez à moi ‘€ vous tous qui souffrez et qui avez de “la peine! Et moi je vous soulagerai.
‘ Prenez mon joug sur vous, et appre- ‘“ nez de moique je suis doux et humbie ‘“ de cœur: et vous trouverez ainsi le 6 ]e repos de vos âmes ! ” Cet appel si doux et si consolant, il nous l’adresse dès son apparition du fond de sa pauvre crèche; et sans rien dire, il nous apprend très éloquemment le secret du bonheur,
Ce secret est bien simple, quoique
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presque personne ne Île comprenne : il consiste à aller à Jésus par la foi et la prière ; à demeurer avec lui par l'innocence, l'amour et la fidélité ; à apprendre de lui la douceur et l'humilité du cœur, et à devenir ainsi d’autres Jésus, d’autres Enfants-Jésus. Là, et là seulement, nous pouvons trouver la paix de l’âme et le vrai bonheur.
Ne le cherche pas autre part, mon enfant ; tu ne l’y trouverais pas, parce qu’il n’y est pas. Quand ta mère est dans sa chambre, la trouverais-tu si tu la cherchais ailleurs ?... Il en est de même du bonheur : si tu veux le trouver, va le chercher là où il est:
en JÉSUS-CHRIST, dans le cœur de Jésus, dans la douceur de Jésus, dans l'humilité de Jésus.
Sois doux comme Jésus et avec Jé-
sus; supporte paisiblement et sans te
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fâcher toutes les petites peines dont la vie est semée : les petites privations, les souffrances du corps, les traitements désagréables et le mauvais caractère des autres, les petites injustices dont un enfant peut être l’objet, les paroles désobligeantes, en un mot, tout ce qui serait capable de t'impatienter et de tirriter. Sois doux de cœur, doux de visage et de manières, doux en tes paroles, doux en toutes choses, doux et bon avec tout le monde, surtout avec les méchants. Tu seras alors un vrai Enfant-Jésus, un imitateur fidèle et un véritable disciple de Jésus enfant.
Vois comme en sa crèche il est doux et binin envers tous ceux qui l’approchent ; il sourit avec tendresse, et répand la joie et la paix dans la grotte sainte; il pardonne aux Bethléémites leur dureté et l’ahandon où ils le ‘laissent ; au lieu de faire mourir le
d'amour et de compassion.
Sois humble comme l’Enfant-Jésus ; humble de cœur, humble en réalité et non pas seulement en apparence. N’oublie jamais que tout ce que tu as de bon, en ton àme et en ton corps, vient du bon DrEu, appartient au bon DIEv, et doit retourner au bon Dieu; quand tu fais quelque chose de bien, et quand les autres t’estiment et te louent, rapporte fidèlement à ton Dieu, l'honneur et la louange; tu n'as rien que tu n’aies reçu, tu n'as rien qui ne soit au bon Dieu. Ce que tu as, et ce que tu dois rapporter à toi-même, pauvre petit, ce sont tes défauts, ce sont tes pé-
chés ; ils ne viennent pas du bon Dieu,
qui est très-saint, mais de toi-même et tu n’as que cela à toi, en propre. Aussi
méchant Hérode, il s'enfuit en silence ; et s’il pleure, ce ne sont que des larmes
faut-il t’humilier, t’humilier beaucoup à cause de tes défauts et de tes péchés.
Ils sont peut-être plus grands que tu ne penses, et peut-être es-tu bien moins bon aux yeux de Dieu que tel ou tel camarade que tu serais tenté de mépriser et qui a reçu beaucoup moins de grâces que toi.
Mon enfant, sois humble, doux et modeste ; ne méprise jamais personne; comme Jésus, déteste et méprise le péché, mais jamais le pêcheur. Humilie-toi, au contraire, en pensant à tes fautes ; fais peu attention à celles des autres, et beaucoup aux tiennes ; et alors il ne te sera pas difficile d’être humble de cœur. L’Enfant-Jésus se voyait toujours enveloppé de tous nos péché, dont il avait daigné se charger afin de nous en débarrasser, et, tout innocent qu'il était, il s’humiliait
pleinement et entièrement devant la face de son Père, et aux yeux du monde se regardant, non pas comme un pécheur, mais comme le Pécher.
O mon Sauveur, je veux, comme vous, devenir doux et humble de cœur, afin d’être aimé de vous ? Donnez-moi, je vous en prie, votre douceur et votre humilité ; changez-moi, car je ne suis ni doux ni humble; mon cœur misé-
rable s’irrite facilement : rendez-le semblable au vôtre, afin qu'il soit toujours doux, bon, patient et suave ; il est porté à l’orgueil, à la vanité, à l’amourpropre, à la présomption : rendez-le semblable au vôtre, tout modeste et tout humble.
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