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sociétémoderne./—Quels sont ceux qui
tout ce qui est bon, et repoussent tout ee qui est mauvais.
Dans.ce qu'on est convenu d’appeler le progrès, la liberté, la société moderne, il y a du bon et il y a du mauvais, il y a du vrai et du faux. L'Eglise et les prêtres louent et aiment tout ce qu'il y a de bon, tout ce qu'il y a de vrai dans ce progrès, dans cette liberté, dans cette société moderne ; et tout ce qu'il y a, et tout ce qu'il peut y avoir là-dedans de faux et de mauvais, de dangereux pour les âmes, d’opposé à la loi de Dre, ils le blâment, ils le repoussent hautement. Ont-ils tort ?
N'est-ce pas là une affaire de simple bon sens? N'est-ce pas pour eux un devoir, un devoir rigoureux et sacré ?
‘4 Maïs on ne s'accorde pas sur ce qu’il y a de bon ou de mauvais dans la
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ne s'accordent pas ? Les catholiques ont un moyen bien simple d’y voir clair et par conséquent d’être d'accord : ils ont l'autorité de l'Eglise, laquelle est précisément chargée d'enseigner aux hommes ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est vrai et ce qui est faux, en quelque manière que ce soit. Et comme cette autorité est divine, et, par conséquent, infaillible, en l’écoutant et en suivant ses directions, nous ne pouvons pas nous tromper.
Donc, en cas de contestation, pour discerner la paille du bon grain, recourons à l'Eglise, laquelle nous parle par
le Pape, par nos Evêques et par nos.
prêtres. Ecoutons ce que nous enseigne notre Curé, au nom de notre Evêque et du Pape : et laissons dire les révolutionnaires de toutes nuances, c'est-à-dire ceux qui, à un degré quel-
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conque, se révoltent contre l'autorité de Drev.
Ce que l'Eglise nous enseigne sur le vrai et sur le faux progrès, sur la vraie et sur la fausse liberté, c'est la vérité ; et cette vérité, il ne suffit pas de la connaître, il faut l'aimer et la mettre en pratique.
Les Curés ne sont donc en aucune manière les ennemis de ce qu'il peut y avoir de bien dans notre société et dans nos institutions modernes, pas plus qu'’autrefois ils ne l’étaient par rapport aux anciens usages et aux lois d’une société qui n’est plus.
Mais en voilà assez sur un sujet qui touche à la politique, où les journaux et les bavards ont beau jeu à pêcher en eau trouble, et où ils ne mêlent le ncm des Curés que pour soulever contre eux les passions populaires ; passions
d'autant plus terribles qu'elles sont plus aveugles, et que les ouvriers ainsi ameutés contre le clergé comprennent moins ce dont il est question.
C'est une chose bien coupable que d’abuser ainsi de la créduité et de l'honnêteté du pauvre peuple, pour le détacher de ses meilleurs amis, qui sont les prêtres,
Les prêtres sont des hommes comme les autres
Oui et m1. Oui, en ce sens qu'ils ont comme les autres, deux pieds, deux bras, deux jambes et une tête, et qu'étant citoyens comme les autres, ils ont les mêmes droits, les mêmes privilèges
que les autres. Non, en ce sens qu'ils sont les ministres de DIEU ; ce que ne sont pas les autres.
En tant qu'il est homme, un père de famille n'est pas autre chose que ce que sont ses enfants : 1l est homme comme eux, et eux, ils sont hommes comme lui, ni plus ni moins. Mais en tant qu’il est père, 1l est beaucoup plus que ses enfants, lesquels ne sont pas du tout ce qu'il est. Et ce qu'il est, il l'est de par DrEu, qui est l’auteur de la famille et la source de l'autorité paternelle.
Ainsi en est-il du prêtre. Le même Dreu qui a institué la famille, a institué l'Eglise et le sacerdoce ; il a établi lui-même un sacrement, qui s'appelle le sacrement de l'Ordre, et a voulu que tous ceux qui recevraient ce sacrement participeraient plus ou moins à son au-
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torité sur le monde. (Ce sont ces hommes qu’on appelle des prêtres et, à un degré supérieur, les Evêques, dont le Pape est le chef.
Ces hommes, désormais consacrés à Dreu, ont pour mission, et cette mission leur vient de DIEu même, de le faire connaître aux autres hommes, de leur apprendre à observer ses lois, d’enseigner aux grands et aux petits la véritable Religion, ce qu’il faut croire, ce qu'il faut faire, ce qu’il faut éviter pour être ici-bas de vrais serviteurs de Dre, et pour jouir éternellement dans le ciel du bonheur de Dreu même.
Ils ont pour mission d'offrir le grand sacrifice de la Religion, qui est la messe, et de présider au culte divin; de pardonner les péchés à ceux qui s’en répentent, et qui les confessent sincèrement ; de sauver, de sanctifier leurs
frères en toutes circonstances, d'assister à la mort les pauvres mourants, et d’être ainsi comme les pères des chrétiens, leurs sauveurs, leurs consolateurs et, à la suite de leur divin Maître, des médiateurs entre Dieu et les hommes.
Est-ce que les autres hommes ont le pouvoir de faire tout cela ? Donc les prêtres, qui ont ce pouvoir, ne sont pas ‘ des hommes comme les autres.” Ils sont ce que ne sont pas les autres, les Envoyés de Dreu, les ministres de Jé£sus-Curisr, les pères des âmes.
Ecoutez ce que dit du prêtre un de nos célèbres démocrates modernes, mort chrétiennement depuis, mais alors témoin plus qu’impartial :
“ Ilest, dans chaque paroisse, dit Lamartine, un homme qui n’a point de famille, maïs qui est de la famille de tout le monde; — qu'on appelle
comme témoin ou. comme conseiller dans tous les actes solennels de la vie ; —sans lequel on ne peut ni naître ni mourrir ;—qui prend l’homme au sein de sa mère, et ne le laisse qu’à la tombe ; —qui bénit ou consacre le berceau, la couche nuptiale, le lit de mort et le cercueil ;—un homme que les petits enfants s’accoutument à aimer, à vénérer et à craindre :—que les inconnus même appellent mon père ;—aux pieds duquel les chrétiens vont répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les plus secrètes ; un homme qui est le consolateur par état de toutes les peines de l’âme et du corps ; —/lintermédiaire obligé de la richesse et de l'indigence ; —qui voit le pauvre et le riche frapper tour à tour à sa porte ; le riche pour verser l’aumône secrète, le pauvre pour la recevoir sans rougir ; —qui, n'étant d'aucun rang social,
tient également à toutes les classes inférieures Par sa vie pauvre et souvent Par l'humilité de Sa naissance; aux classes élevées Par l’éducation, Ja science et la noblesse des sentiments que la Relision inspire et commande ; — un homme enfin qui sait tout, qui a le droit de tout dire, et dont la parole tombe de haut sur les intelligences et sur Les cœurs, avec l’autorité d’une mission divine et l'empire d’une foi toute faite.
‘ Cet homme, c’est le Curé.”
Oh ! que nous devons done respecter nos prêtres, leur autorité, leur divin Caractère ! Nous leur devons, pour ainsi dire, le religieux respect et la soumis.
sion que nous devons à JÉSUS-Crrisr lui-même. Ne leur at-il pas dit de sa bouche sacrée, en la Personne des Apôtres: De même que mon Père m'a
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“envoyé, moi je vous envoye. Celui “ qui vous écoute, m'écoute, et celui qui ‘ vous méprise, me méprise.”
Tels sont nos prêtres.
Les impies, les protestants, les franmaçons, les mauvais sujets qui calomnient et outragent “ les Qurés ” outragent et attaquent JÉSUS-CHRIST, qui est en ses prêtres et qui, par eux, continue à sauver les hommes. Aussi n'est-ce pas seulement une injustice et une grossièreté, comme nous l'avons dit ; c’est de plus un véritable blasphème.
Ne faisons pas comme ces malheureux-là. Tout au contraire, entourons nos prêtres de toutes surtes d’égards ; assistons-les, défendons-les, aimons-les, Un chrétien ne devrait jamais passer devant un prêtre sans le saluer religieusement ; ce n'est pas à l’homme,
c'est au prêtre, c'est à J'isus-Crrrgr que se rappurte cette Marque d’hon- Neur, cet acte de foi.
Maisily a de mauvais prêtres. Com- Ment ceux-]à Peuvent-ils être les ministres de Dieu ?
Hélas ! oui; i] Y a eu, il ya et il y *uUra toujours par-ci Par-là quelques Mauvais prêtres. Ce sont les héritiers de Judas.
Dieu merci ! :l n'y en a pas beau- SOUp; et au milieu de la masse des bons, des vrais prêtres, ils forment une im- Perceptible exception,
Quand un prêtre manque à ses de- ®
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voirs, or le sait bien vite ; on le crie sur les toits ; toutes les trompettes du département s’en mêlent, et l’on en dit ordinairement dix fois, vingt fois plus qu'il n’y en a. Et pourtant c'est à peine si à de longs et rares intervalles on cite un ou deux de ces malheureux scandales.
C'est précisément là ce qui prouve qu'il y a peu et très peu de mauvais prêtres. Sur une belle étoffe blanche, la moindre tache saute aux yeux : dans les rangs du clergé catholique, si respectable et si pur, un seul prévaricateur offusque, indigne tout le monde.
Les Evêques le condamnent et le chassent aussitôt du diocèse ; tout en le plaignant, ses confrères indignés le repoussent ; il en est de même de la multitude des fidèles ; et le mépris dont les méchants eux-mêmes poursuivent le coupable, est encore un hommage frap-
‘pant, bien qu’involontaire, rendu à la vertu de tous les autres.
Il ne sera pas inutile de remarquer ici, on passant, que les bons fidèles ne blâment pas le mauvais prêtre de la même manière que le font les méchants : les bons gémissent encore plus qu'ils ne s’indignent ; les méchants, les mauvais sujets, les journalists impies font mine de s'indigner, eux aussi, tandis qu'au fond ils sont enchantés de flairer un scandale. Ce n'est pas l'amour de la vertu outragée qui leur fait crier susau mauvais prêtre ; encore moins le zèle d’une religion qu’ils n’ont pas ; ils voient là une occasion d’accuser tous les prêtres, et d’ameuter contre eux la multitude, en mettant sur le compte.de tous ce qui est le fait d’un seul. |
Qu'ils me permettent de leur rap-
peler, ces vertueux indignés, la réponse de Notre-Seigneur aux pharisiens qui lui avaient amené un jour une pauvre femme convaincue d’adultère. Le Fils de Dreu, qui voyait le fond de leurs cœurs, se contenta de leur dire : “ Que
“€ celui d’entre vous qui est sans péché
“ luigette la première pierre.” Ils filèrent tous les uns après les autres, sans plus
. dire un mot.
Si, en face d’un pauvre prêtre, tombé
dans le mal, on donnait la même règle à nos pharisiens de cabarets et d’ate-
liers, je crois qu'on n'aurait pas de peine à compter les innocents qui resteraient. Qu'ils se regardent un instant eux-mêmes, et ils s’apercevront peut-
être qu’ils en ont fait, qu'ils en font
tous les jours dix fois plus que le malheureux qu’ils lapident.
Quand je pense que, parmi les gens
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