III. MARIE, NOTRE SECOURS PERPÉTUEL
les jours de ma vie. C’est laïque je rendrai le dernier soupir; c’est de là que je m’envolerai vers mon Dieu. O Jésus! ô Marie! soyez toujours mon appui et ma joie la plus pure. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.
XIIe STATION.
JÉSUS MEURT SUR LA CROIX
Nous vous adorons, etc.
Marie consent à l’immolation de son Jésus! Ne semble-t-il pas que Dieu lui dise comme au patriarche Abraham : Parce que vous n’avez pas épargné votre fils unique, à cause de moi, je multiplierai votre, race, comme les étoiles du ciel et comme le sable sur le rivage de la mer? Multiplicabo semeu tuiim sicut stellas cœli et velut arenam quœ est in littore maris.1
O Mère d’amour et de douleur! c’est véritablement à vous que convient cette promesse divine. Oui, parce que vous n^avez pas épargné votre Fils chéri, vous voilà Mère d’innombrables générations, jusqu’à la fin des siècles. Tous les justes, comparés aux étoiles du ciel, seront ^os enfants privilégiés; les pécheurs, comparés au
(I) Gen. 22. 17.
TROISIÈME SÉRIE
sable de la mer, deviendront les fils de votre sollicitude, s’ils désirent retourner à Dieu. O Marie I soyez, pour nous tous, la vie, la douceur, l’espérance perpétuelles après Jésus. Par vos douleurs au pied de la croix, rocevez-moi pour toujours comme votre enfant de prédilection. Ainsi soit-il! — Pater, etc.
XIII» STATION
JÉSUS EST DESCENDU DE LA CROIX
Nous vous adorons, etc.
Marie reçoit le corps de Jésus. Du haut du ciel, Dieu lui remet tous les trésors de la Rédemption, afin que désormais les âmes rachetées ne se sauvent que par lç sang du Fils et les prières de la Mère . Nihil nos Deus habere voluil quod per Mariœ marins non transiret.1
O Vierge incomparable! ô la plus tendre des mères ! vous tenez dîms vos bras la plénitude de tous les biens. Daignez recevoir aussi mon âme sous votre protection ; placez-la comme une humble colombe dans la douce retraite du Cœur sacré de Jésus. Que votre amour maternel l’y conserve, l’y nourrisse, l’y sanctifie par une
(1) S. Bern. in Vig. Nat. Dom. §. 3.