VI. JÉSUS SOUFFRANT
VIe STATION.
JÉSUS IMPRIME SA FACE SUR UN LINGE
Nous vous adorons, etc.
Sortez, filles de Sion , âmes chrétiennes! venez considérer le Roi Jésus, le front ceint d’une couronne d’épines, le visage sanglant et défiguré par amour pour vous ! Egredimïni et videte, filice Sion, regem Salomonem in diademate . . , in die desponsationis illius.1
O tendre Epoux de mon âme ! est-ce ainsi que vous voulez gagner mon affection et m’attirer à vous? Quoi ! du sang, des blessures, des opprobres, pour célébrer vos noces sacrées I Ne devaisje pas m’attendre à rencontrer le Roi de gloire avec un autre appareil? Ah! c’est que vous n’êtes pas seulement Roi de gloire, mais encore Roi de douleur et d’amour. Voilà pourquoi, ô mon Jésus ! je vous vois blessé , couronné d’épines, le visage couvert de sang. O Roi, Epoux de mon âme ! unissez-moi parfaitement à vous, dans la foi, dans la miséricorde, dans la justice et la sainteté'/2 Ainsi soit-il ! — Pater, etc.
(1) Cant. 3. 11.
CH. D. L. CR
(2) Osée. 2. 19-20.
TROISIÈME SÉRTE.
VIIe STATION.
JÉSUS TOMBE POUR LA DEUXIÈME FOIS
Nous vous adorons, etc.
Jésus se rend faible comme nous, afin de mieux nous guérir. Médecin charitable , il prend sur lui nos infirmités pour nous donner sa santé et sa force divines. Medi eus vo luit œgrotare et œgrotos sua infirmitate sanare.1
O mon Rédempteur ! vous êtes pour moi plus qu’un médecin charitable ; vous êtes une tendre mère qui s’accommode à la faiblesse de son enfant. Vous avez prévu que le remède de la pauvreté, des souffrances, des opprobres révolterait ma délicatesse ; vous l’avez pris le premier pour m’encourager par votre exemple. Vous saviez aussi que mon peu de courage diminue ma ferveur ; vous avez pris sur vous mon accablement, en tombant sous le fardeau de la croix. O tendresse toute maternelle de mon Sauveur ! rendez-moi reconnaissant , rendez-moi fidèle jusqu’à la mort. Ainsi soit-il 1 — Pater , etc.
;i) S. Aug. Serm. 247.