‹ Les enseignements du Chemin de la CroixChapitre 202 sur 271 · VI. JÉSUS SOUFFRANT · texte numérisé non relu

VI. JÉSUS SOUFFRANT

IVe STATION.

JÉSUS RENCONTRE SA MÈRE AFFLIGÉE

Nous vous adorons, etc.

Qui n’admirera la charité de Jésus? Pour nous préserver de la mort éternelle, il veut souffrir des peines, et ces peines, il veut qu’elles soient partagées par sa Mère! Dilexisti me plus quam te, quia mori voluisti pro me.1

O très-aimant Jésus ! la bienheureuse Vierge est par excellence l’objet de votre prédilection ; néanmoins vous la quittez pour aller à la mort. Vous souffrez plus de ses douleurs que des, vôtres, et pourtant vous l’attirez sur le chemin du Calvaire, remplissant ainsi son cœur d’amertumes. O Jésus ! qui vous engage à tenir cette conduite envers la plus tendre des mères ? Ah 1 c’est l’amour que vous portez à nos âmes et le désir qui vous presse de nous procurer le salut. Oseraije donc vous le dire avec saint Augustin? « Vous m’avez aimé plus que vous-même, puisque vous avez voulu mourir pour moi. » Faites aussi que je vous aime, vous et votre divine Mère, plus que moi-même, plus que ma vie. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.

;i)lS. Aug. sol. c. 13.

TROISIÈME SÉRIE

Ve STATION.

JÉSUS REÇOIT l’aide DU CYRÉNÉEN POUR PORTER SA CROIX.

Nous vous adorons, etc.

Le Cyrénéen nous représente ; pourquoi portet-il la croix? Pour montrer à tous les hommes que le supplice du Calvaire leur est dû, puisqu’ils sont les vrais coupables; et que si Jésus daigne l’accepter,, c’est par un effet de sa charité pour nous. Ut omnibus notum fieret quod non suam ipsius, sed hominum mortem moreretur Dominas.1

O mon Sauveur! que serais-je devenu si vousmême n’aviez payé ma rançon? Je serais resté chargé de la dette énorme de mes péchés ; et, ne pouvant l’acquitter jamais, j’aurais été privé pour toujours de votre grâce divine. Que vous rendrai -je, aimable Jésus! pour la charité incompréhensible dont vous daignez user envers moi? Ah ! faites que je vous aime et que, chaque jour, je porte généreusement la croix à votre suitè, comme l’a portée l’heureux Cyrénéen. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.

(!) S. Athan. Serm. de Cruce.

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